Davillé, Nicolas

Biographie


Né en 1804 à Metz (Moselle). Ouvrier fondeur-fontainier. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales, si ce n’est au maire du (ancien) Ve arrondissement, mais n’eut jamais de réponse ni ne toucha aucun secours. Sans ouvrage, il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), afin d’obtenir un secours et la croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, propriétaires et principaux locataires patentés du faubourg Saint-Denis, certifions et attestons à qui il appartiendra que le nommé Davillé, Nicolas, fondeur-fontainier, âgé de vingt-sept ans, demeurant à Paris, rue Saint-Laurent n° 28 lors de la révolution de juillet 1830 et résidant actuellement rue du Faubourg-Saint-Martin n° 190, nous est parfaitement connu pour un jeune homme de bonne conduite et de bonne mœurs et qu’il s’est empressé le 28 juillet 1830 de quitter son ouvrage pour aller combattre à la porte Saint-Denis contre un escadron de cuirassiers et plusieurs bataillons de garde royale, qui s’étaient emparé de la porte Saint-Denis et de plusieurs maisons voisines pour tirer sur le peuple, que, pendant cette journée, il montra dans cette affaire beaucoup de courage et de dévouement, que le 29 lorsque des mauvais sujets voulaient incendier la prison de Saint-Lazare, il a fait partie des citoyens généreux qui ont formé le poste de cette prison, qui avait été évacué dès la veille et que, le 31, ayant appris que la garde royale opposait de la résistance à Sèvres, il y courut et coopéra à faire rendre les armes aux Suisses et poursuivit les gardes royaux jusqu’à Versailles, d’où il partit pour Trappes, où on apprit que les ennemis avaient formé un camp, sous le commandement d’un colonel et ne fut que jusqu’au 4 illisible, où il fut arrêté que l’on renoncerait à aller jusqu’à Trappes, étant en trop petit nombre. Enfin, dans les trois mémorables journées, Davillé s’est exposé à tous les périls pour défendre la liberté et la patrie. » Signé le 22 juillet 1831 : Bonhert, surveillant à Saint-Lazare ; Defontenay ; Dievre ; Malaine illisible, marchand de vin, demeurant 14, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Desangin, grillageur, demeurant 20, rue Sainte-Appolline, qui ajoutait : « Je certifie que le dénommé ci-dessus s’est montré vaillamment dans les journées de Juillet, au moment où la garde royale tirait sur le peuple à la porte Saint-Denis et qu’il était muni d’un fusil et de poudre et que je lui ai donné des chevrotines d’étain en baguette. » Camescasse illisible ; Royer, chevalier de la Légion d’honneur. Ozouf, chef du poste de Saint-Lazare, qui certifiait avoir eu Davillé sous ses ordres ; le directeur de la prison de Saint-Lazare (sans doute Frot). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le nommé Davillé, Nicolas, fondeur-fontainier, travaillant chez moi à l’époque des journées de Juillet, a quitté son travail dès le 28, en témoignant l’intention d’aller se présenter contre la garde royale. » Signé, le 22 juillet 1831 : Thiebaut, René, demeurant dans le quartier du faubourg Saint-Denis. Il était marié et père de deux enfants en 1831. Il demeurait 28, rue Saint-Laurent en juillet 1830 ; 190, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1831. Archives de la préfecture de police AA 382.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.