Debry, Didier

Biographie


Né le 23 juin 1771 à Vassy (mais le 27 juin 1772 à Tenans in Archives nationales F/1dIII/39 et deux fois in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens proposés pour la médaille, liste qui est corrigée à la main ; mais bien le 23 juin 1771 in Archives nationales F/1dIII/34) (Haute-Marne) (ou à Joinville même département dans le certificat de lhôpital in Archives de Paris VD6 92 ou à Tou illisible in Archives de Paris VD6 3 ; mais à Tonans in Archives de Paris VK3 24 dans le registre quil signe ; à Tonans dans la Haute-Marne sur le certificat de la maison de convalescence de Saint-Cloud in Archives nationales F/1dIII/52). Dragon sous la Révolution puis sous l’Empire, il participa à vingt-six campagnes et reçut plusieurs blessures. Il était aubergiste à Dainville-aux-Forges (Meuse) en 1817, manœuvre chez Morange-Thibault, marchand de sable, 10, place Matignon en 1830. En juillet 1830, il combattit et fut blessé, le 29 juillet aux Champs-Elysées, par une balle qui lui traversa la chair de la jambe gauche. Il ne fut transporté à l’hôpital Beaujon que le 31 juillet et y resta jusqu’au 25 août suivant ; il entra le 26 septembre 1830 la maison de convalescence de Saint-Cloud et en sorti guéri le 4 novembre suivant. Marié et père de famille, il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours en août 1830 auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il lui fut remis un secours de cent francs pendant son séjour à l’hospice. Il reçut un secours de cent trente francs à partir du 12 octobre 1830, un secours de quatre-vingt-quinze francs en novembre, un secours de trente francs en janvier 1831, un secours de trente francs en février, un secours de quarante francs en mars, un secours de trente francs en avril, un secours de trente francs en mai, un secours de vingt-cinq francs en juin 1831. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu à la partie moyenne et interne de la jambe gauche, blessure en canal sous entassé, actuellement guérie et qui ne doit laisser qu’une incapacité temporaire (un an), doit être rangé dans la 2e classe. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, avec une indemnité de six cents francs versés sur deux ans et sollicita, en vain, d’être admis dans la 3e classe des blessés et donc d’être pensionné ; il affirmait dans une de ses protestations, avoir « remis les certificats à la Commission des récompenses nationales dans les mains de M. Betoux, dont la honteuse et subite disparition l’a privé ainsi que beaucoup d’autres des secours qui lui étaient destinés et dont ils ont été frustrés ». Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de six cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830 et une autre indemnité de trois cents francs à titre de cas exceptionnel. En octobre 1830, il sollicita une place de concierge ou de garde-champêtre. Il reçut sa médaille le 1er juillet 1831, et son brevet le 27 août de la même année. Il apostilla le récit que fit Charbonnier, Nicolas, de sa participation aux combats. Il était à cette époque père de deux enfants. Il sollicita une place d’inspecteur du balayage. En 1831, il était maquignon sur les listes de la Commission des récompenses nationales. En 1831, à l’occasion du premier anniversaire des journées de Juillet, il reçut de la Commission de souscription nationale, en tant que blessé et décoré, une indemnité de cinquante francs et un habillement complet. Il produisait, par la suite, plusieurs certificats médicaux, qui attestaient la gravité de sa blessure. Le premier, signé le 31 janvier 1832, par le professeur Marjolin (voir ce nom) : « Je, soussigné, docteur et professeur de la faculté de médecine de Paris, et membre du jury médical près la Commission des récompenses nationales, atteste que le sieur Debry, Didier, ancien dragon, âgé de soixante et un ans, et blessé le 29 juillet 1830 par une balle qui a traversé la partie interne et moyenne de la jambe gauche depuis cette époque le sieur Debry ne s’est servi que très péniblement de sa jambe à cause de la lésion éprouvée par les muscles et je pense que le sieur Debry conservera toujours la même gêne et la même faiblesse dans les mouvements. Le sieur Debry aurait dû être placé dans la 3e classe des blessés. » Le second, à peu près identique, signé le 28 novembre 1832, par le professeur Marjolin (voir ce nom) : « Je, soussigné, docteur et professeur de la faculté de médecine de Paris, chirurgien de l’hôpital Beaujon, ayant fait partie du jury médical près la Commission des récompenses nationales, atteste que le sieur Debry, Didier, âgé de soixante-quatre ans, manœuvre, blessé dans les journées de Juillet par une balle qui a traversé la partie charnue de la jambe gauche et classé par le jury médical dans la 2e classe des blessés, a continué et continue encore depuis la cicatrisation de sa plaie à conserver une grande faiblesse dans cette jambe, qui devient enflée et douloureuse à la suite de la marche et de la fatigue et la marche devint alors très difficile. C’est ainsi donc, comme je l’ai déjà fait au commencement de cette année que le sieur Debry aurait dû être placé dans la 3e classe des blessés. » Le troisième, signé le 4 octobre 1832, par le docteur L. Hanin de Mursson, demeurant 2, rue des Poulies : « Je, soussigné, docteur en médecine et chirurgien de la faculté de Paris, atteste que M. Debry, atteint à la jambe gauche d’un coup de feu aux journées de Juillet, a été soigné par moi après sa sortie de l’hospice. Je crois très bien que M. Debry a droit à une pension, vu qu’il lui est impossible de se livrer à aucun travail un peu pénible. » En 1833, « ne pouvant se livrer à aucun travail, rapport à sa blessure, son grand âge et ses infirmités », souffrant de plus d’une catarrhe pulmonaire, il sollicita des secours. En 1834, il était gardien d’égout, ne gagnait que la faible somme d’un franc cinquante par jour, ayant encore un enfant à sa charge et une femme presque toujours malade, il était « dans la plus grande misère », selon le préfet de la Seine. Les renseignements de police firent l’éloge de sa conduite et de sa moralité. Il reçut six cents francs de secours jusqu’en 1832 et soixante-quinze francs en 1834.. Il avait épousé, le 21 juillet 1813 à Dainville-aux-Forges, Demoisson, Marie ; sur l’acte de mariage, Debry, Didier est indiqué comme le fils de feu Debry, Pierre et de Hanin, Anne ; Demoisson, Marie est indiquée comme la fille de Demoisson, Antoine et de Burlin, Marianne. Son fils, Nicolas, Auguste, né le 23 décembre 1817 à Dainville-aux-Forges, était apprenti sellier en 1834 et fut appelé au tirage en 1838. En 1835, veuf depuis le 16 mars 1835, après « une longue et coûteuse maladie » de sa femme, « en proie à la plus profonde misère et hors d’état de pouvoir suffire par son travail à ses premiers besoins et de payer plusieurs termes de loyer, dont il se trouve arriéré », il sollicita « la pension promise aux blessés de Juillet », c’est-à-dire d’être admis dans la 3e classe des blessés ; à la fin de cette même année, il renouvelait sa demande, désirant « quelque emploi paisible pour lui garantir l’existence sur ses vieux jours. Il remplira avec zèle les devoirs que sa nouvelle condition lui imposera », précisait-il. La préfecture de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Employé comme gardien des travaux d’égouts. On ne lui connaît point d’autres ressources que ce que lui produit de poste. Il est veuf depuis deux mois et il a un fils de seize ans qui est apprenti sellier. Sa position est extrêmement malheureuse. On fait l’éloge de sa conduite et de sa moralité. » Il lui fut accordé un secours de cinquante francs. Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification de cinq francs et trente centimes, en juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution ; il était alors toujours gardien d’égouts. Il retira, le 26 janvier 1838, le certificat de naissance qu’il avait confié à la Commission des récompenses nationales. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de soixante francs en 1850, chaque fois à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait à Dainville-aux-Forges en 1817 ; 10, rue Matignon en 1830-1831 ; 37, rue de Ménilmontant en 1831-1833; 212, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1834-1835 ; 89, passage du Désir à la fin de 1835 ; 113, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1838 ; 107, rue du Faubourg-Saint-Denis ; 11, rue Rochechouart en 1849 ; 9, rue Rochechouart en 1850. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel (sous le nom de Bry, Didier) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire (sous le nom de Debrié, Didier), Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans) (sous le nom de Debrié, Didier), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, liste nominative des cas exceptionnels du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 67 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet ; Archives de Paris VD6 55 n° 5, mairie du (ancien) Ier arrondissement, gardes nationaux, fiche de domicile (sous le nom de Bry, Didier) ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Bry, Didier) ; Archives de Paris VD6 92 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés indemnitaires, idem liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, où son nom est naturellement rayé (sous le nom de Debrie, Didier), idem liste des blessés indemnitaires de la 2e classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem Etat des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux blessés de Juillet de la 2e classe, idem Etat des secours accordés pour les mois de septembre et octobre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur le fonds de 3 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 31 août 1831, idem Etat des secours accordés pour le mois de septembre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur les fonds de 2 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 1er août 1831 (sous le nom de Debrie, Didier), idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois d’août aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 5 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 29 juin 1831 (sous le nom de Debry), idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois de juillet aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 4 500 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 11 juin 1831 (sous le nom de Debrie, Didier), idem décompte des paiements faits par la mairie depuis le 1er août 1830 jusqu’au 30 août 1831 aux blessés de Juillet pensionnés par la Commission des récompenses nationales, idem liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement, idem Etat nominatif des paiements faits à la mairie du (ancien) Ier arrondissement aux ascendants, veuves, blessés, orphelins, sous-lieutenants depuis le 1er juin jusqu’au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 1, (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés qui ont été classés, idem liasse 4, hôpital Beaujon, état des blessés reçus depuis le 27 juillet dernier jusqu’au 16 août 1830 ([ancien] Ier arrondissement (sous le nom de Bry, Didier), idem liasse 7 liste des secours aux blessés ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de Paris VI1 1, (ancien) Ier arrondissement, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; Archives de Paris VK3 18, Préfecture du département de la Seine, Commission de la souscription nationale, allocations accordées par décision spéciale à des personnes domiciliées dans le (ancien) Ier arrondissement, idem Etat nominatif des blessés de la 2e classe qui ont reçu à la mairie dudit arrondissement sur les fonds de la Souscription nationale, l’indemnité une fois payée qui leur a été attribuée par la Commission, idem (ancien) Ier arrondissement, Ville de Paris, liste des individus blessés, décorés ou médaillés auxquels l’indemnité et l’habillement ou l’indemnité seulement ont été accordés ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Debry-Didier), idem même référence liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet, idem même référence Décorations de Juillet (1837) Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont demandé à recevoir l’indemnité accordée par M. le préfet de la Seine à l’occasion du septième anniversaire de Juillet (sous le nom de Debry, Didier et il signe bien Debry) ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Bry, Didier) ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates (sous le nom de Bry, Didier) ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien) (sous le nom de Debry, Didier et où son secours de vingt francs est rayé avec comme indication : « Voir lautre Didier » ; la seconde fois pour un secours de cent francs), idem même référence registre de la Souscription nationale, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe, idem même référence un registre de blessés admis à l’indemnité de trois cents francs pendant deux ans ; Archives de Paris VK3 43 ; Archives nationales F/1dIII/33 état nominatif des emplois présentés par la Commission des récompenses nationales à M. le préfet de police ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Debrié, Didier) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Debry-Didier) ; Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Charbonnier, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Yves ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ier arrondissement, blessés de 2e classe et cas exceptionnels ; Archives nationales F/3(II)/seine/44 ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116.

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