Dedidier, Jean, Joseph
Biographie
Né le 15 janvier 1811 (mais le 17 février 1811 in Archives nationales F/1dIII/39 mais bien le 15 janvier 1811 in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Paris. Cocher. Il fut blessé d’un coup de feu qui lui fracassa le bras droit, le 29 juillet pendant l’attaque des Tuileries. Ayant sa mère et sa grand-mère à charge, il reçut un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fut soigné par le docteur Dubourg, 4, rue Neuve-Saint-Marc : qui devait témoignait : « Joseph Dedidier […] a été atteint au bras droit d’une blessure fort grave qui consistait en une fracture avec éclats ; les premiers dangers ayant été conjurés par les soins journaliers que j’ai donnés au malade, celui-ci a été passer quelques semaines à Saint-Cloud, séjour qui, à mon sens, lui a été plus nuisible qu’avantageux : aujourd’hui Joseph Dedidier se trouve assez malade pour garder le lit : son bras est douloureux, inhabile à toute fonction ; des abcès se sont formés aux environs du point fracturé ; des esquilles osseuses nécrosées sortent de temps en temps, il y a de la fièvre. » « Sa bonne conduite et sa moralité sont attestées par M. Casimir Perier », relevait le rapport de Sensier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu au bras droit de sa partie postérieure et supérieure vers l’antérieure avec fracas à l’humérus, blessure cicatrisée mais avec saillie de l’un des fragments de l’os brisé, difficulté et douleur dans les mouvements du membre. Se trouve donc atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable mais incomplète d’un membre et doit être rangé dans la 3e classe des blessés. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Admis dans la 3e classe des blessés, il fut pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé, à titre de blessé de la 3e classe, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. En 1830, il sollicita une place de concierge dans un château royal. Il comparut, le 28 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, pour attester connaître Mancelle, Jacques, Auguste et « savoir qu’il a été blessé par un pavé, en faisant des barricades, le mercredi 28 juillet 1830 à 8 heures du soir, rue Favart […], il a eu le pied écrasé ». En 1832, Seitz, logeur-traiteur au 10, rue de Sèvres, porteur d’un billet de cinquante-sept francs de la part de Dedidier, pour l’avoir nourri lui et son frère, et ayant « vainement employé […] tous les moyens honnêtes de libération » mais n’ayant pu les obtenir, demanda au ministre de l’Intérieur la retenue de la somme sur la pension que recevait Dedidier. Le ministère répondit qu’aucune suite favorable ne pouvait être donnée à cette demande, les pensions étant incessibles et insaisissables. Dedidier demeurait 76, rue Saint-Lazare (mais 2, passage Navarin dans sa déposition du 28 avril 1831, devant le juge de paix du [ancien] IIe arrondissement) en 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 22 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 20 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 19 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 39 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIIe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 95 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Mancelle, Jacques, Auguste ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, blessés de 3e classe ; Archives nationales F/9/1155.