Deflandre, Pierre

Biographie


Né le 18 avril 1813 à Soissons. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux (sous le nom de Desflandres, Pierre sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Deflandre, Pierre), par procuration donnée à sa mère, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Sa médaille lui fut remise le 4 août 1831. Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté au 6e lanciers, caserné à Orléans. En 1846, il était lieutenant de gendarmerie à Fontainebleau, et ce fut lui qui arrêta Lecomte dans le parc de Fontainebleau après qu’il eut tiré deux coups de fusil en direction de la voiture de Louis-Philippe, qui se promenait dans le parc. Les deux hommes se connaissaient, pour avoir servi ensemble dans la propriété royale. A son arrestation, Lecomte dit à Deflandre, qui ne l’avait pas reconnu :« Vous me connaissez bien, lieutenant, je suis Lecomte. » Deflandre lui demanda : « Malheureux! qui a pu vous porter à commettre un crime aussi épouvantable, et à tirer sur le Roi ? Il me répondit : “On m'a fait des injustices ; on n'a pas fait droit à mes réclamations pour ma pension de retraite, j'ai voulu tuer le roi. Je me suis trop pressé, c'est malheureux : j'ai joué gros jeu, j'ai perdu la partie.” Nous l'avons de là dirigé sur la prison de ville. » Nous empruntons une partie de la notice Wikipédia qui lui est consacrée et ainsi rédigée : « […] Pour pouvoir combattre en Algérie, il rendit ses galons pour passer comme simple cavalier au 2e régiment de chasseurs d'Afrique ; il avait 20 ans. En Algérie, les combats étaient rudes et l'avancement y était lent. Nommé brigadier le 9 octobre 1833, il ne reprit le grade de sous-officier que le 1er septembre 1834 ; il avait 21 ans et demi. Le 28 juin 1835, il se signala lors de la bataille de la Macta, où il eut son cheval tué sous lui et où il fut blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche. Le 11 décembre 1836, il fut nommé maréchal des logis chef. Il changea de corps et devint sergent-major à la 1re compagnie des pionniers de discipline le 26 mai 1837, il était nommé sous-lieutenant le 24 août 1838 et placé au 2e bataillon d’Afrique. Le 29 avril 1840, le 2e bataillon d'Afrique, commandé par le commandant Eugène Cavaignac, qui occupait la place de Cherchell fut vigoureusement attaqué par une troupe importante de guerriers arabo-berbères. Pierre Deflandre s'y fit heureusement remarquer : chargé de la défense du poste de Bab-el-Rouss, avec trente hommes, il soutint l'attaque et parvint à repousser les assaillants au nombre de six cents. Il fut cité à l'ordre de l'armée d'Afrique pour s'être “particulièrement distingué dans les combats des 29 avril et 3 mai 1840 devant Cherchell“. En conséquence de cette citation, il fut promu lieutenant à la date du 24 juin 1840. Il fut malheureusement atteint par les fièvres d'Algérie, fièvres qu'on ne savait alors pas combattre et qui le terrassèrent ; il dut rentrer en France. Le 17 février 1841, il passait au 8e régiment d'infanterie légère. Le 19 octobre suivant, il entrait dans la gendarmerie. Le 22 mai 1843, il épousait Eugénie-Marie de Rillet, fille d'un général mort en activité. […] Il poursuivit sa carrière dans la gendarmerie et, au moment de la déclaration de guerre de 1870, il était colonel depuis trois ans et il venait d'être nommé commandeur de la Légion d'honneur. A cause de l'invasion par les armées allemandes, il fut chargé, le 20 octobre 1870, de l'organisation de la défense de la Côte-d’Or et, le 31 octobre, il était nommé général de brigade et affecté, à titre provisoire, au commandement de la 3e division du 17e corps à la 2e armée de la Loire. Il fut blessé d'un coup de feu à la cuisse au combat de Josnes (Loir-et-Cher) le 8 décembre 1870 à 4 heures du soir au moment où prenant la tête de ses soldats il les entraînait au combat. Cette blessure se compliqua du tétanos et il mourut, dans d'horribles souffrances, un mois plus tard, le 10 janvier 1871, à Tours, dans les bras de sa femme. Par délibération du conseil municipal de Soissons, le 7 novembre 1892, les deux rues des Minimeuses (dite aussi rue de la Petite-Caserne) et des Vieilles-Etuves furent réunies sous le nom de rue Deflandre. » Il demeurait à Grenelle en 1831 ; à Fontainebleau en 1846. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 (sous le nom de Deflandre, Pierre) et idem même référence état, en date du 28 août 1831, des citoyens de l’arrondissement de Sceaux, décorés non blessés, qui sont dans les différents corps et qui ont touché, soit eux-mêmes soit par leurs parents, les vingt-cinq francs accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet ; Archives de Paris VK3 37, dossier Médailles ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers (sous le nom de Desflandres, Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales CC/795 p. 66, 89 ; Archives nationales CC/797 procès 4 juin 1846.

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