Deglande, Pierre, Auguste

Biographie


Né le 12 décembre 1807 à Paris. Sculpteur. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Deglaude, Pierre, Auguste sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel) mais la refusa, ne s’estimant pas suffisamment récompensé. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressa, le 7 juillet 1831, la lettre suivante à la Commission : « J’ai l’honneur de faire partie de la réunion des combattants de Juillet, depuis le commencement de la première réunion, rue Saint-Antoine, indiquée par M. Herman Puchois (voir Puchois, Hermann). Ne me croyant pas suffisamment récompensé en ayant une médaille, j’ai eu l’avantage de la remettre, lundi, séance tenante, et n’ayant pu obtenir mes pièces à la Commission, je viens vous faire le résumé des faits dont j’ai pris part dans les immortelles journées de Juillet. Premièrement, le 28, je pris les armes pour défendre la cause nationale, celle sacrée de la liberté ; j’étais à l’Hôtel de ville, au moment où la garde royale y est arrivée et je fus du nombre des braves qui soutinrent contre elle un feu pendant à peu près trois heures ; après ce, je fus rejoindre mes frères d’armes, rue Saint-Antoine, en continuant avec honneur et distinction, à combattre les cuirassiers qui s’y trouvaient. Un maréchal des logis me présenta ses deux pistolets à peu de distance qu’une balle froissa le collet de mon habit. Je ne perdis aucun temps, je fis feu sur lui, de sur son cheval, il tomba mort. Lorsqu’ils furent passés pour la seconde fois je me dirigeai vers l’Hôtel de ville et placé au con de la rue du Mouton, j’y ai resté derrière une borne pendant une heure à faire feu sur les Suisses et gardes royaux, ayant à cinq à six d’entre eux fait mordre la poussière. Ensuite je dirigeais mes pas vers la barrière Saint-Antoine, au coin de la rue de Jouy, placée en face celle Tiron, continuant à faire feu sur le 3e régiment de la garde royale. M. Hermann Puchois, l’un des honorables membres de la Commission, était présent et avait pris, seul, le commandement des braves qui s’y trouvaient. Un feu bien dirigé eut lieu contre la garde royale, aidé par le courage des braves qui étaient placés sur les toits partie du manuscrit brûlée avec des tuiles, partie du manuscrit brûlée. Là, M. Hermann Puchois partie du manuscrit brûlée au capitaine de la garde royale partie du manuscrit brûlée valut la mort partie du manuscrit brûlée d’un coup de partie du manuscrit brûlée la barricade qu’à l’instant nous venions de quitter, ce à quoi nous parvînmes, non pas sans difficultés. Après quoi la garde royale par nous fut forcée de battre en retraite par diverses petites rues et laissant sur son passage quantité d’hommes tués et blessés. Toujours accompagné de M. Puchois, nous revînmes à la place de Grève. En passant rue du Monceau, il nous ordonna de sonner le tocsin, ce qui eut lieu en l’église Saint-Gervais, dans l’intention d’effrayer les Suisses qui de nouveau s’étaient rendus maîtres de la place de Grève. Quantité d’entre eux faisaient feu par les croisées de l’Hôtel de ville. Le 29, j’ai, dans les rangs des braves, participé à la prise du Louvre et des Tuileries. Tous ces faits sont exacts. Pour vous en convaincre, veuillez, messieurs, vous adresser à M. Puchois, il vous donnera tous les renseignements que vous jugerez nécessaires, ainsi que M. Leblanc, rue Geoffroy-Lasnier n° 42, manque un nom rue Saint-Antoine n° 25 ; Baptiste, rue Geoffroy-Lasnier n° 27 ; Dinot, rue Saint-Antoine n° 14 ; Giroux, rentier, rue Saint-Antoine n° 12 ; Thévenot, rue de la Tixéranderie n° 7. Dans l’attente, etc. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 12, rue Saint-Antoine en 1830-1831 (mais 25, rue de Jouy in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/82 et in Archives nationales F/1dIII/82). Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs ; Archives de la préfecture de police AA 383.

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