Degos, Frédéric
Biographie
Né le 9 mai 1810 à Autun (Saône-et-Loire). Elève de l’Ecole polytechnique. On trouve dans le récit que fit Chevalier, Louis, Albert de sa propre participation aux combats de Juillet, des indications sur la participation de Degos : « [… Le 28 juillet] Je travaillais à l’établissement des barricades dont nous garnîmes la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. C’étaient les premières qu’on faisait dans le quartier. Deux de mes amis MM. Frédéric Degors (sic) et Puymori-Lagrange (voir Lagrange-Puymori, Léonard), actuellement élèves de l’Ecole polytechnique, et demeurant alors rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, n° 56, présidaient aux travaux et les dirigeaient. […] On marcha sur la caserne des Suisses, rue de Babylone, sous le commandement d’un citoyen en petit chapeau à la Bonaparte, à cheval, et de plusieurs élèves de l’Ecole polytechnique revêtus de ceinture, et à cheval aussi. Je me trouvais dans le bataillon commandé par M. Tamisier (voir Tamisier, François, Laurent, Alphonse), élève de l’Ecole polytechnique, qui faisait la tête de la colonne qui déboucha par la rue de Sèvres, où nous stationnâmes pendant que des parlementaires avaient été envoyés. J’étais aux premiers rangs, à côté de MM. Auguste Caunes fils mort depuis en Belgique ! Frédéric Degors, actuellement élève de l’Ecole polytechnique, Alexandre Dumas, avocat, n° 38 des Boucheries-Saint-Germain. Nous combattîmes pendant près de deux heures. » Degos était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, déclarons que le sieur Frédéric Degos, après avoir contribué, le 28 juillet 1830, à la formation de barricades, est venu, le 29 au matin, prendre des armes au poste de la place de l’Estrapade, que, de là, il s’est rendu sur la place de l’Odéon et qu’il s’est dirigé sur la caserne de Babylone, qu’il occupait le front de la colonne commandée par Tamisier (voir Tamisier, François, Laurent, Alphonse), élève de l’Ecole polytechnique ; qu’il a contribué à chasser les Suisses de leur position et qu’ensuite il a marché sur le Louvre et les Tuileries que les gardes royaux venaient de quitter ; qu’après avoir fait des patrouilles dans l’intérieur des Tuileries il est venu occuper un poste au jardin des Tuileries, accompagné d’Auger soussigné. » Signé, le 22 avril 1831 : Auger (voir Auger, Charles), élève de l’Ecole polytechnique ; Cantrez (voir Cantres), élève de l’Ecole polytechnique. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça à aucune voix pour la croix, six voix pour la médaille, et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il demeurait 56, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève en 1830 ; l’Ecole polytechnique en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 42 in dossier Chevalier, Louis, Albert ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement.