Delacelle, Pierre
Biographie
Ouvrier cordonnier. Le 2 août 1832, il sollicita la décoration de Juillet auprès du ministère de l’Intérieur : « […] Dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il a été un des premiers armés pour la défense de son pays, et qu’il y est toujours prêt et a engagé les jeunes gens à ce qu’ils suivent son exemple, qu’il a concouru aussi le premier avec les autorités de la ville de Versailles à rentrer à la caserne des ex-gardes du corps de Noilles, malgré que ces derniers ne discontinuaient de faire feu sur eux, cela n’a pas empêché qu’ils se soient vu forcés de prendre la fuite et de nous laisser vainqueurs de leur quartier, en y laissant leurs armes et que, dans les mêmes journées, il a rencontré des convois de fourrage qui prenaient la direction de Paris, qu’il a fait rétrograder ces mêmes convois et les a conduits à la mairie pour y rester à la disposition de M. le maire de la ville. Il a fait aussi avec honneur partie du nombre des bons citoyens qui ont marché jusqu’à Rambouillet, le 3 août. S’il se permet de vous interrompre pour vous faire connaître ces faits, ce qu’il n’a pas osé faire depuis deux ans, c’est qu’il voit ses camarades qui ont obtenu des récompenses pour une conduite comme celle qu’il a tenue. C’est pour quoi il ose espérer qu’il obtiendra de vous les mêmes faveurs et vous rendrez justice à celui que l’on trouvera toujours prêt à verser son sang pour la défense de son pays. » Le 10 août 1832, le ministère de l’Intérieur répondit à sa lettre de demande de la décoration de Juillet en récompense de la part qu’il avait prise à la révolution de Juillet, que c’était auprès de la Commission des récompenses nationales établie dans la préfecture de Versailles qu’il aurait dû effectuer sa demande. Il était chasseur dans la 3e compagnie du 2e bataillon de la garde nationale de Versailles. Il demeurait 2, carrefour Charon à Versailles en 1832. Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-Inférieure ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise.