Delahaye, Joseph, Vincent
Biographie
Né le 14 avril 1785 à Versailles (Yvelines), fils d’un capitaine chevalier de l’ordre de Saint-Louis, totalisant quarante-sept années et six mois de service, lui-même également enfant de troupe. Ancien sous-lieutenant au 114e régiment de ligne. Entré au service le 7 octobre 1806, caporal le 1er janvier 1807, passé, par les ordres du ministère de la Guerre, dans la IVe légion de réserve le 23 octobre 1807, sergent le 16 février 1808, sergent-major le 2 août 1808, passé par décret de l’Empereur avec le 5e bataillon de la IVe légion au régiment de voltigeurs de la garde le 23 avril 1809, adjudant sous-officiers le 1er juin 1810, passé aux fusiliers de la garde le 1er janvier 1810, sous-lieutenant le 8 avril 1812, nommé chevalier de l’ordre royal d’Espagne le 11 mars 1811, passé au 114e régiment par ordre du général Travot le 1er janvier 1814, nommé chevalier du Lys le 23 juillet 1814, il avait participé aux campagnes de 1806 et 1807 sur les côtes de l’Océan, 1809 à 1813 en Espagne, 1814 en France, blessé d’un coup de baïonnette à la cuisse gauche à Ronda (Espagne), le 11 mars 1810. En mars 1823, « dévoué entièrement à l’auguste famille des Bourbons » et « privé de porter la décoration de l’ordre royal d’Espagne par une ordonnance de Sa Majesté qui l’a abolie », il écrivit au ministre de l’Intérieur pour solliciter « la décoration de la fidélité » destinée aux habitants de la ville de Paris. Il lui fut répondu par le ministère que cette décoration n’existait pas et qu’il ne pouvait être donné suite à sa demande. En juillet 1831, empêché par des retards de faire examiner ses droits à la décoration de Juillet, il faisait ainsi valoir, auprès du roi, sa conduite : « Sous-lieutenant en retraite, […] enfant de troupe […], ses bravoures lui firent obtenir la décoration de l’ordre royal d’Espagne et, en 1815, celui de la Légion d’honneur [son nom n’est pas dans la base leonore de la Légion d’honneur]. […] Le 29 juillet 1830, on l’a vu à la tête des gardes nationaux, commander également sous les ordres du capitaine ou lieutenant-colonel Jaillard [ou Gaillard] […] et plusieurs sous-officiers de l’Ecole polytechnique, assister la prise du Louvre, des Tuileries, des postes de la place du Carrousel et de la rue Saint-Nicaise. On l’a vu distribuer dans la cour du Louvre des pierres à fusil à plus de soixante citoyens ou gardes nationaux qui ne pouvaient plus faire feu. Il fut blessé de deux coups de crosse dans les jambes ; il ne continua pas moins d’encourager les braves, qu’il ne quitta que lorsque tout fut fini. » Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’en conséquence, il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Il demeurait 73, rue de Reuilly dans le faubourg Saint-Antoine en 1823 ; barrière du Trône, avenue de Vincennes à Saint-Mandé en 1831. Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/1dIV/D/6.