Delamotte, Denis, Marie
Biographie
Né le 18 septembre 1791 à Paris. Bonnetier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il comparut, le 9 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester connaître parfaitement Frétigny, Cyr, Auguste et « savoir qu’il a été blessé le 28 juillet rue Saint-Antoine ». Il comparut (sous le nom de Lamotte, Denis, Marie, bonnetier, demeurant 187, rue du Faubourg-Saint-Antoine), le 7 mars 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement pour attester connaître parfaitement les époux Benoist, parents de Benoist, Jean, Brutus, tué d’un coup de feu le 28 juillet 1830, place de Grève, et attester que la mère était valétudinaire et que le ménage n’avait pour exister que le produit du travail du mari. Il était l’un des décorés de Juillet signataires de la lettre, rédigée le 27 juillet 1831, afin de faire obtenir la décoration de Juillet pour Mannÿ François, et ainsi rédigée : « Dans les journées mémorables du mois de juillet 1830, au moment où tout bon Français se présenta pour requérir une liberté due à la grande nation (sic), nous avons reconnu le zèle, le courage du sieur Mannÿ, François, ex-militaire, qui constamment au milieu de nous, depuis le faubourg Saint-Antoine, où il demeurait alors, nous a constamment suivis et fait ses efforts pour réaliser le grand œuvre des Français ; soit dans la journée du 27 juillet sur la place de Saint-Antoine et l’Hôtel de ville, la prise du pont d’Arcole, comme le 28 au Palais-Royal (sic), et la rue Saint-Honoré (sic) et le 29 à l’investissement (sic) du Louvre et château des Tuileries […]. » » Si le désintéressement seul de Mannÿ, François l’avait empêché, selon ces décorés, de faire les démarches nécessaires devant la Commission des récompenses nationales, ils demandaient pour lui cette décoration qu’eux-mêmes portaient et dont ils le jugeaient digne. Il apostilla la demande de secours présentée en juillet 1831 par Vautrin, François, Casimir, en certifiant qu’il y avait bien identité entre lui et le nom du médaillé Vautrin, Louis, François ; de nouveau, en octobre 1831, il apostilla la lettre de ce dernier pour tenter d’obtenir le rétablissement de l’orthographe de ses prénoms. Il signa, le 4 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Benoist, Jean-Marie, quand ce dernier tenta de faire valoir, auprès de la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé, ses droits à une récompense honorifique : « Nous, soussignés, reconnaissons que le nommé Benoist, Jean-Marie, s’est distingué en brave citoyen dans les journées mémorables de juillet 1830, qu’à cet égard il mérite, comme nous, la récompense accordée aux braves. Nous attestons l’avoir vu combattre, armé d’un fusil, le 27 au soir à la Bourse, le 28 à l’Hôtel de ville, où son frère (voir Benoist, Jean, Brutus) a été tué à ses pieds, le 29 présent à la prise du Louvre et des Tuileries […]. » Il apostilla la lettre qu’adressa, en septembre 1831, Gauthier, Louis, Clément à la Commission des Réclamants sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir une distinction honorifique en récompense de sa conduite pendant les combats de Juillet. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1831, il était tambour maître. Il reçut un secours de cinquante francs en1849, un secours de soixante-quinze francs en 1850, en 1851 et en 1853, à titre de décoré de la croix de Juillet. Il demeurait 187, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1831 ; 150, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1849 ; 147, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1850-1853. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/44 in dossier Benoist, Jean, Brutus ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Frétigny, Cyr, Auguste (sous le nom de Delamotte, Denis, Marin) ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Mannÿ, François ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Mannÿ ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vautrin, François, Casimir ; Archives nationales F/9/1156 in dossier Vautrin, Louis, François ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 88 et 89, idem Etat de répartition de secours imputables sue le chapitre 25 bis du budget de 1850 (secours à divers titres), minutes 148-149, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à soixante-deux décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.425 francs, minutes 266-268, en date du 10 février 1853 ; Archives de la préfecture de police AA 372 in dossier Benoist, Jean-Marie ; Archives de la préfecture de police AA 388 in dossier Gauthier, Louis, Clément. Il s’agit sans doute de l’oncle de Delamotte, Jean, Marie, fils de Delamotte, Pierre, François, Xavier, mais la profession ne correspond pas. Delamotte, Théophile demeurant 8, rue de Bretagne a recueilli chez lui en apprentissage son neveu orphelin de Juillet (est-ce lui ?).