Delante, Jean-François

Biographie


Né vers 1794 à Desertine (Mayenne). Ouvrier sculpteur en nacre de perle. Il s’illustra rue Geoffroy-Lasnier, à la Grève, place du Châtelet, au Louvre et au Palais-Royal. Il fut blessé à la colonne vertébrale. Un certificat médical attestait ainsi la blessure qu’il avait reçue : « Je, soussigné, docteur de la faculté de médecine de Paris, chirurgien de la garde nationale, demeurant rue Saint-Martin n° 101, déclare et certifie que le sieur Delante, Jean-François, âgé de trente-six, qui a la jambe droite beaucoup plus courte que la gauche, a reçu dans ces dernières affaires juillet, une forte contusion à la partie postérieure et inférieure de la colonne vertébrale. » Signé, le 1er septembre 1830 : Prureau. Marié, il reçut un secours de soixante-quinze francs en septembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 15 décembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de vingt francs, le 24 août 1830, un secours de vingt francs, le 30 août, un secours de cinquante francs, le 5 novembre 1830, un secours, définitif, de vingt-cinq francs, le 15 janvier 1831 (et pourtant un total de cent francs de secours, entre le 8 octobre 1830 et le 31 août 1831), auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement puis du (ancien) VIe arrondissement. En décembre 1830, « sans occupation depuis le 26 juillet dernier, n’ayant d’autres ressources que le fruit de son travail, […] dans l’impossibilité de se livrer à un travail dur et pénible », du fait des blessures qu’il avait reçues, il sollicitait sa réintégration dans l’emploi de chef de brigade aux travaux de secours, emploi qu’il avait obtenu, au mois de septembre 1830, sur la recommandation du maire du (ancien) VIe arrondissement et qu’il perdit « par suite du tumulte qui a eu lieu à La Villette parmi les ouvriers, auquel il n’a cependant pris aucune part, comme peut l’attester M. Bernard, chef du bureau central, qui ne l’a pas quitté d’un instant ». A défaut, sachant mener les chevaux, il sollicitait un emploi de cocher soit de cabriolet soit de carrosse. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé, à en-tête de l’Hôtel royal des Invalides : « Je, soussigné, chevalier de Cologne, lieutenant titulaire et adjudant de le 5e division de l’Hôtel, certifie et atteste que je reconnais M. Delante pour un des citoyens qui se sont présentés audit Hôtel et qui m’ont fait sortir de prison, le 30 juillet dernier, où j’avais été incarcéré le 27 même mois par suite d’une calomnie atroce au sujet du combat des Parisiens. » Signé, le 6 octobre 1830 : chevalier de Cologne. Le deuxième certificat était ainsi rédigé : « Je certifie, soussigné, connaître le sieur Delante depuis plusieurs années, pour lui avoir acheté différentes marchandises de nacre en perle, comme manches de cachets et garniture de bureaux, idem en nacre. J’ai toujours remarqué en lui un homme exact dans sa partie. Plusieurs fois j’ai été chez lui, où j’ai vu la même activité. Par conséquent je lui ai offert mes services pour lui donner plus de facilité pour son travail et qu’il a parfaitement rempli ses engagements. J’atteste même que la partie de nacre de perle qu’il avait entreprise est tout à fait arrêtée. » Signé, le 11 octobre 1830 : Fromont, fabricant de cachets pour les bureaux, demeurant 35, rue du Grenier-Saint-Lazare. Un certificat, dont le nom du signataire est illisible, le recommandait particulièrement au lieutenant-colonel de la garde nationale pour recevoir gratuitement un habit de garde national. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet. Il demeurait rue de la Parcheminerie en décembre 1830. 12, rue Saint-Denis en juillet 1830 ; 15, rue de la Tourtille à Belleville (et aussi 13, rue de la Licorne, en plus des 12, rue Saint-Denis et 15, rue de la Tourtille in Archives de la préfecture de police AA 383 ; aussi 13, rue Saint-Denis ; 73, rue de la Parcheminerie) en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 75 ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (secours accordés par la Commission des récompenses nationales aux blessés qui n’ont été classés dans aucune catégorie, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831), VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des indemnités définitives, idem états nominatifs des blessés admis à la répartition des fonds de la souscription nationale, 2e classe et 1re classe, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 383.

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