Delapierre, Germain

Biographie


Né en janvier 1807 à Raves illisible (Savoie). Garçon restaurateur. Il s’illustra place de Grève, au Palais-Royal, au Louvre, rue des Prouvaires, aux Tuileries. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la décoration de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Delapierre, Germain s’est distingué à défendre la patrie pendant les journées mémorables, qu’il a reçu une balle à la cuisse en se battant rue Saint-Honoré. » Signé : femme Cazalong illisible, demeurant 16, cloître Saint-Honoré. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le dénommé ci-dessus s’est trouvé, cloître Saint-Honoré, ses armes à la main, combattant en honnête homme, […] le 29. » Signé, le 5 juillet 1831 : Courtois. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Delapierre, Germain s’est défendu pour le bon motif, le 28 juillet à la Grève, en face le pont d’Arcole. » Signé, le 5 juillet 1831 : Pirouelle (voir Pirouelle, Pierre), marchand de vin, demeurant 126, rue Saint-Honoré. Le quatrième certificat, ainsi rédigé (sic) : « Nous soussignons que le nommé Delapierre, Germain, âgé de vingt-trois ans, natif de Savoie, étant à Paris depuis treize ans, profession de garçon restaurateur, dont il a perdu sa place le 26 juillet 1830, dont il a combattu dans les trois journées mémorables, dont il s’est trouvé rue des Prouvaires, rue Saint-Honoré, rue de la Bibliothèque, cloître Saint-Honoré, place du Carrousel, au Louvre, à Saint-Cloud, où il était accompagné des élèves de l’Ecole polytechnique dont il lui avait son nom (sic) mais il paraît que son nom a été égaré car il espérait qu’il aurait reçu des nouvelles mais ce jeune homme désire d’après ce certificat que vous voudrez bien jeter les yeux remarquer qu’il a agi en bon citoyen et qu’il s’est fait remarquer par son courage et son intrépidité pour la cause des Français. Il désire obtenir la récompense due à tout bon Français. Il la demande non en argent mais il espère porter le signe du courage et de l’honneur et de fidélité, très heureux s’il s’est trouvé digne de la porter cette marque qui le distingue. Nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir d’après le bon service rendu. » Signé, le 4 juillet 1831 : Renaud, demeurant 23, rue de la Bibliothèque. Il était célibataire en 1831. Il demeurait à Paris depuis 1817 ; 8, rue du Cœur-Volant en 1831. Archives de la préfecture de police AA 383.

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