Delaquis, Marin, Joseph
Biographie
Né le 25 juin 1806 à Saint-Roch (ancien département français du Léman, devenu duché de Savoie, royaume de Sardaigne) (par exemple le 25 juin 1806 à Saint-Roch canton de Sallanches département du Léman dans son acte de naissance ; à Saint-Roch en Savoie in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A et aussi sur la couverture de son dossier in F/1dIII/52) (parfois mais par erreur le 30 septembre 1799, par exemple in Archives nationales F/1dIII/39), fils de Delaquis, Joseph, cultivateur, et de Serrolay, Marie, son épouse. Le 20 mai 1827, le maire de la commune de Saint-Roch lui délivrait, à l’occasion d’une demande de passeport, un certificat attestant que « né de parents honnêtes, n’a jamais donné lieu à aucune plainte sur sa conduite soit devant les autorités administratives soit devant les tribunaux » et qu’il avait satisfait au tirage au sort de la conscription militaire et n’avait pas été désigné pour accomplir un service militaire. Commissionnaire. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au visage, qui lui occasionna la perte de plusieurs dents. Il reçut (sous le nom de Delaquit, Marin, Joseph) un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement (mais aussi du (ancien) IIe arrondissement sur la couverture de son dossier in F/1dIII/52). Il reçut (sous le nom de Delacuit) un secours (sous le nom de Delaquit) de quinze francs, le 13 août 1830, un secours de quinze francs, le 18 août 1830, un secours (sous le nom de Delaquis) de vingt francs, le 13 septembre 1830 et (sous le nom de Delaquit), un secours (sous le nom de Delaquis) de quinze francs, le 27 septembre 1830, un secours de vingt francs, le 2 octobre 1830, un secours (sous le nom de Delaquis) de cinquante francs le 13 octobre 1830, un secours (sous le nom de Delaquis) de cinquante francs le 29 octobre 1830, un secours (sous le nom de Delaquis) de dix francs le 12 novembre 1830, un secours (sous le nom de Delaquis) de quarante francs le 24 novembre 1830 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 25 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de blessures insignifiantes, l’une au côté interne du talon droit, l’autre en arrière et au-dessous de l’oreille gauche, par éclat de mitraille, cicatrisée sans nulle infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, avec une indemnité de six cents francs auprès de la mairie du pourtant (ancien) IIe arrondissement. Il reçut, pourtant à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830 (et il est bien in Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement et une autre fois in état des (23) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à des secours temporaires). Il est indiqué dans Archives nationales F/1dIII/38 Acomme « conditionnellement admis à la pension par le jury médical et admis simplement aux secours temporaires par la Commission, plus éclairée ». Le 14 février 1831, devant le maire du (ancien) IIe arrondissement, il fit une demande de naturalisation. Ils avaient pour témoins : Flamant, Georges, marchand cordonnier, demeurant 25, bd des Italiens ; Thureau, François, marchand de vin, demeurant 4, rue du Helder. Il signa un certificat (sans doute est-ce sa copie qu’on trouve sans signature in Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Thiennot, Jean-Baptiste) en faveur de Thienot, Jean-Baptiste (voir ce nom), pour attester que ce dernier « dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 de juillet dernier et suivantes, [avait] donné des preuves du plus grand courage et de dévouement à la cause nationale, en se portant avec nous partout où le danger était le plus imminent, notamment à l’Hôtel de ville, au Louvre, au château des Tuileries, à Saint-Cloud et à Rambouillet, qu’il a exposé sa vie avec la plus grande intrépidité. Nous déclarons et attestons de plus qu’il a fait preuve d’humanité en portant secours à ceux d’entre nous qui furent blessés et en partageant avec eux vingt francs que renfermait sa bourse, ce qui nous paraît d’autant plus digne d’éloges que ledit sieur Thienot n’a aucune fortune et d’autres ressource que le produit d’un mince travail très faiblement rétribué et dont même il est privé depuis longtemps ». Il signa (il signe bien Delaquit), le 1er septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Goelzer, Philippe quand celui-ci tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, blessés et décorés de Juillet, certifions que le nommé Philippe Goelzer, âgé de quinze ans et demi, s’est distingué dans les journées de Juillet, en combattant pour la défense de nos lois ; qu’il s’est trouvé à l’attaque et prise du Louvre, le 29, dont nous l’avons vu combattre à nos côtés. » Il comparut, le 19 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement (il signe bien Delaquis), pour attester que Binet, Louis, Emmanuel, Barthélemy « a été blessé le 28 juillet dans la rue Saint-Denis, d’un coup de biscayen dans le mollet de la jambe droite et que par suite de cette blessure le requérant déclare éprouver des douleurs fort aiguës et l’empêchant souvent de pouvoir vaquer à ses affaires ». En 1831, il sollicita sa naturalisation. (Recommandé par le comité de médecine pour être admis dans la 3e classe des blessés, il reçut une indemnité de six cents francs, versés sur deux ans, sans apparaître pourtant dans aucune des listes du Bulletin des lois trouvé in Archives nationales F/1dIII/52, à vérifier). En 1834, il était colporteur et fut arrêté, le 14 avril 1834, avec : Caillet, Charles, Victor, né vers 1801 à La Chapelle-Miron (Seine-et-Marne), coffretier, demeurant 30, rue Geoffroy-Langevin ; Brémant, Jean-Louis, Julien, né vers 1816 à Teinville (Seine-et-Oise), tabletier, demeurant 20, rue Jean-Robert ; Medal, Charles, Benoît, né vers 1815 à Olivet (Loiret), tailleur, demeurant 30, rue des Vertus ; Petit, Louis, Michel, né vers 1816 à Paris, lapidaire, demeurant rue de la Croix ; Durdan, Charles, François (voir ce nom), né en 1792, passementier, demeurant 280, rue Saint-Denis ; Bertrand, Etienne, Marin, né vers 1798 à Paris, fondeur en cuivre, demeurant 32, rue de la Tannerie ; Billon, Claude, né vers 1814 à Châteauroux, teinturier, demeurant 25, rue de la Calande. Selon le procès-verbal, ils furent « arrêtés tous huit dans un grenier à rats de la maison rue Beaubourg n° 19 ; on a trouvé dans ce grenier un fusil, un sabre, deux balles et une cartouche ». Ce fut Lemoine-Tacherat, Jean-Baptiste, Joseph (voir ce nom), autre décoré de Juillet, qui avait procédé à la perquisition de son domicile, le 19 avril 1834. Il fut l’un des prévenus du procès d’avril 1835 qui s’évada de la prison de Sainte-Pélagie, en juillet 1835, avec la complicité du mouvement républicain. Son signalement fut ainsi communiqué par les autorités pour faciliter sa recherche et son arrestation : « Delacquis, Marie-Joseph, âgé de 40 ans, colporteur, taille 1,68 m, nez moyen, bouche grande, cheveux et sourcils châtains, menton rond, visage ovale, teint bis, yeux gris-bleu. » Il demeurait en France depuis 1821 (selon sa demande de naturalisation qu’il fit ; en contradiction avec sa demande de passeport...) ; 5, rue Joquelet en 1830 ; 25, rue Bellefond en 1831 (mais 54, rue de Richelieu dans le témoignage qu’il signe le 19 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, in dossier Binet, Louis, Emmanuel, Barthélemy in Archives nationales F/1dIII/44) ; 32, rue Montorgueil en 1834 ; 24, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, chez Borger logeur, du 1er au 13 avril 1834. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 69 (sous le seul nom de Delaquit), liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 69 (sous le nom de Delaquis, Joseph), liste nominative du IIe arrondissement des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe, personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 115 (sous le seul nom de Delacquit), lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD3 8 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 in dossier Thienot, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre et état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement, état des (23) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à des secours temporaires (sous le nom de Marin, Delaquis, Joseph) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement (bien sous le nom de Delaquis, Marin, Joseph) ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie (sous le seul nom de Delaquit) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Delaquis, Joseph) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamée par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IIe arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie (sous le seul nom de Delacquit) ; Archives de la préfecture de police AA 390 in dossier Goelzer, Philpppe ; Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Thiennot, Jean-Baptiste ; Archives de la préfecture de police AA 422, année 1834, dossiers collectifs 3 février-27 décembre 1834 (549 à 793 in dossier Durdan, Charles, François) ; Cour des pairs, affaire d’avril 1834, procès-verbaux d’arrestation et autres, Paris, Imprimerie royale 1835, p. 228-229. C’est très curieux, ce Delaquis, Marin, Joseph, blessé avec Marin, Joseph, dans le dossier Thienot, Jean-Baptiste… Sûr des prénoms de Delaquis ? de l’existence de Marin, Joseph ? Trois hommes auraient combattu ensemble : Thienot, Jean-Baptiste, Delaquis, Marin, Joseph, et Marin, Joseph, ??? Il y a in Archives de la préfecture de police AA 382 in dossier Daret, Jean-Baptiste, un Delacquis, demeurant 30, rue aux Ours, qui apostillait ainsi un certificat délivré en faveur de Daret : « Je certifie que le nommé Daret a été combattant et a été blessé d’un coup de feu dans la jambe droite et ayant été armé d’un fusil. »