Delarue, Hippolyte, Alexandre

Biographie


Ancien lieutenant de grenadiers, devenu régisseur. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que M. Delarue, Hippolyte, Alexandre, régisseur, ancien lieutenant de grenadiers au 10e bataillon de la 1re cohorte de la Manche en activité à Cherbourg, (1re compagnie), présentement chasseur à la 4e compagnie du 1er bataillon de la Xe légion de la garde nationale depuis six ans, demeurant à Paris, avenue de Breteuil n° 4, s’est conduit d’une manière vraiment digne d’éloges dans les mémorables journées des 28 et 29 juillet dernier, en se portant avec un zèle et un empressement tout particulier aux barricades des rues de notre quartier, notamment le 29 à celle de Babylone, où, sous une pluie de balles venant de la caserne des Suisses, en a su néanmoins en achever les barricades, au mépris du danger, qu’il a su braver en combattant quelques instants après contre ces mêmes Suisses, jusqu’à la reddition de leur caserne et de leur entière défaite ; d’où, incontinent, il s’est porté avec nous en tirailleurs sur l’Ecole militaire pour l’attaque du poste de cette caserne, duquel nous nous sommes rendus maîtres en le mettant en déroute, ainsi que les autres postes en dépendant ; que ledit jour 28, il a parcouru avec nous les différents points où l’on se battait, cherchant et demandant des armes pour combattre et ce tant au Louvre en traversant le pont des Arts qu’aux approches de la place de Grève ; qu’enfin, après ces jours d’orage et de gloire, l’avons vu se présenter et venir s’offrir aux premiers postes établis pour la sécurité et le maintien de l’ordre provisoire du quartier, tant pour y faire faction que pour la faire faire, comme chef de poste. Estimons que la conduite toute dévouée dans ces différentes circonstances à la liberté et à l’auguste monarchie de Louis-Philippe Ier, roi des Français, dont il s’est montré vrai partisan, doit lui mériter l’estime et la considération de tous ses concitoyens et, sous tous les rapports, des droits à la bienveillance nationale !!! » Signé, le 15 novembre 1830 : Fiallon, lieutenant, propriétaire, demeurant 18, avenue de Breteuil ; Briolat (voir Briolat, François), demeurant 5, avenue de Breteuil ; Fremy, marchand de vins traiteur, demeurant 6, rue d’Estrées ; Angot, propriétaire, demeurant dans le quartier des Invalides, (ancien) Xe arrondissement ; Dache (voir Pache ?) jeune, marchand de vins traiteur, demeurant 4, avenue de Breteuil ; Chouleur, chevalier de la Légion d’honneur, brigadier dans la garde municipale de Paris ; Bugnot, sergent-major de la 4e compagnie du 1er bataillon de la Xe légion de la garde nationale, demeurant dans le quartier des Invalides, (ancien) Xe arrondissement ; Gombert fils, lieutenant en second, demeurant dans le quartier des Invalides, (ancien) Xe arrondissement ; Pion, propriétaire, demeurant dans le quartier des Invalides, (ancien) Xe arrondissement ; Morin, chevalier de la Légion d’honneur, capitaine de la 4e compagnie du 1er bataillon de la Xe légion de la garde nationale, propriétaire, demeurant 18, avenue de Ségur, qui ajoutait que les faits ci-dessus énoncés étaient à sa connaissance. Enouf, député de la Manche, ajoutait une apostille de recommandation à la bienveillance du préfet de la Seine. Il apostilla, le 13 octobre 1830 et comme « ancien lieutenant de grenadiers de la légion de la Manche, présentement fourrier à la 4e compagnie du 1er bataillon de la Xe légion », le certificat suivant délivré par Lebœuf (voir Lebœuf, Edmond), en faveur de Thévenay, François : « Je, soussigné, certifie que le sieur Théveny, François (sic) se trouvait à la prise des armes du dépôt du 1er régiment de l’ex-garde et à l’attaque de la caserne de Babylone. » Ajoutant : « Je soussigné, certifie que M. Théveny (sic), susnommé, a combattu le 29 juillet dernier contre les Suisses jusqu’à leur entière défaite et l’avoir vu le 3 août suivant s’acheminer vers Rambouillet, armé d’un fusil et sa giberne pleine de cartouches, l’ai vu encourager ses frères d’armes à le suivre, sa conduite est vraiment digne d’éloges. » Delarue demeurait 4, avenue de Breteuil en 1831. Archives de la préfecture de police AA 383.

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