Delbasse, Jacques

Biographie


Né le 6 janvier 1804 à Gaillac. Ouvrier menuisier (mais tapissier et marchand de meubles en 1848 in dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut (sous le nom de Delbos, Jacques), après la révolution, un total de cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa (sous le nom de Delbosque, Jacques) un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie avoir vu le nommé Jacques Delbosque (sic), dans les journées du 27 et 28 juillet dernier, combattant avec zèle pour la cause de la liberté. Je certifie aussi l’avoir vu recevoir une balle dans la jambe droite, dont il a tombé sur le coup, ceci arrivé sur la place de l’Hôtel de ville. » Signé, le 12 octobre 1830 : Ducros, demeurant 12, rue Fromenteau. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le nommé Jacques Delbosque a combattu pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier avec un courage intrépide dont je l’ai vu atteint d’une blessure à la jambe droite dans l’après-midi. » Signé, le 12 octobre 1830 : Lascrouprue illisible, demeurant 4, rue du Grand-Hurleur. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir donné des soins au sieur Delbosque pour une blessure faite à la jambe droite par une balle morte. » Signé, le 22 janvier 1831 : Beaude, médecin, demeurant dans le quartier Bonne-Nouvelle (sans doute Beaude, Jean-Pierre, demeurant 6, rue du Caire selon l’annuaire des médecins). Il déposa (sous le nom de Delbosc, Jacques) un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. Lieutenant à la 4e compagnie du 1er bataillon de la IIe légion, il adressa, le 25 mars 1848, la lettre suivante à la Commission (et qu’il signa bien Delbosc) : « Dans le règne de la république, qui est notre gouvernement à tous, chacun doit être fier de revendiquer une part de sa gloire. Je crois avoir incontestablement acquis ce droit, par mon dévouement à la cause de la démocratie dans les mémorables journées de Février. Parti de la mairie, le 23, après avoir transgressé les ordres qui m’étaient donnés par mon colonel d’attendre l’issue des événements, je me mis à la tête des gardes nationaux que mon élan avait entraînés et je pris immédiatement la responsabilité du commandement, sans avoir égard aux menaces qui m’étaient faites par mon chef de me faire payer cher ma témérité ; il a même ajouté étendant ses bras que si sa force physique était assez puissante qu’il l’emploierait pour m’empêcher de commettre une insubordination. Pendant cette journée, je n’ai cessé de parcourir tous les quartiers de Paris avec les meilleures dispositions de faire maintenir l’ordre, respecter les propriétés et désavouer par ma présence au milieu du flot populaire la politique corruptible et flétrissant d’un gouvernement qui se reposait sur sa force pour avilir l’honneur national et ternir la gloire de la France. Voici maintenant, citoyens, quelle a été ma conduite dans la journée du 24 février. Je me contente de vous citer la faible narration du Courrier français du 8 mars, qui est de la plus grande exactitude : “Bien des versions ont été émises sur la prise des Tuileries ; celle qui va suivre est la seule exacte. Trois mille hommes de troupe environ, six pièces de canon gardaient le château, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ; l’ex-duc de Nemours en avait le commandement. Six cents gardes nationaux de la IIe légion se présentent au guichet de l’Echelle ; le lieutenant Delbosc, au nom de ces derniers, en demande l’entrée. M. Lesueur, officier d’état-major de la garde nationale, jugeant que le prince était disposé à continuer les hostilités contre le peuple, prend sur lui la grave responsabilité d’en faire ouvrir les portes. Mais, dans cette non-résistance, les gardes nationaux avaient deviné un guet-apens ; ils hésitent, une partie même disparaît aux menaces qui leur sont faites qu’on va les massacrer. C’est alors que le citoyen Valtat s’élance dans la cour, suivi des citoyens Pélard, avoué, Lionville, avocat, de Monfleury, membre du comité central de l’opposition, un capitaine de la banlieue, Blayet, étudiant, Bourgeois, ouvrier, Bernard, lieutenant, Meunier, Cartaux et d’une poignée d’autres citoyens, presque tous de la 4e compagnie, 1er bataillon, IIe légion, à la tête desquels vint se placer le lieutenant Delbosc. Ils arrivent près du prince et l’engagent à faire cesser les hostilités, mais il répond qu’il ne veut rien entendre. A ces mots, un enfant du peuple, coiffé d’un casque et qui s’était mêlé aux gardes nationaux, demande à l’un d’eux, le citoyen Pélard, s’il fallait le descendre. Mais sur la réponse négative de ce dernier, le brave enfant répond : Suffit. M. le colonel Bisfeld, commandant du château, engage les gardes nationaux à en prendre possession et ces braves citoyens préviennent par cette généreuse audace l’effusion du sang. Arrivés dans la salle du trône, ils mettent les gardes municipaux, en fraternisant avec eux, à l’abri de la colère du peuple.” Dans ces circonstances difficiles, j’ai donné des preuves de toute ma sympathie pour la sainte cause de la liberté. Non seulement j’ai montré de la fermeté et du dévouement dans le cours de cette lutte contre un pouvoir odieux mais encore j’ai mis ma bourse à la disposition des combattants pour leur procurer des vivres. J’ai sauvé treize malheureux qui m’ont été emmenés pour être fusillés pendant que j’occupais le poste des Tuileries à titre de commandant provisoire. Je n’ai quitté mon uniforme que cinq jours après la victoire du peuple et lorsque tous les ressentiments d’une juste colère contre les ennemis de notre patrie ont fait place à un sentiment généreux digne des héros dont la sublime conduite a donné une si grande leçon à la royauté. Pour la récompense de mes services, je ne demande qu’une seule chose au gouvernement : je suis, de mon état, tapissier, marchand de meubles ; j’occupe un certain nombre d’ouvriers ; je désirerais obtenir la fourniture particulière des honorables représentants de la nation et d’une partie du mobilier des châteaux et hôtels nationaux. Dans l’espoir, etc. » De la même manière, il adressa à la Commission un Fragment historique de la Révolution de Février 1848, rapport du citoyen Delbosc, sous-lieutenant de lancienne 4e compagnie, 1er bataillon, IIe légion, commandant le mouvement insurrectionnel de la IIe légion pour la manifestation du 23 février 1848 et ainsi rédigé : « Il est de mon devoir de vous faire connaître la conduite courageuse et patriotique des gardes nationaux qui se sont particulièrement distingués pour le triomphe de nos libertés dans les journées des 23 et 24 février 1848 et d’appeler sur eux des récompenses honorifiques. Le 21 février, les principaux chefs de l’opposition, par leur conduite pusillanime, avaient gravement compromis la cause de la liberté. Le 22, la population, se réveillant d’un long sommeil, s’en était émue et avait déjà fait sentir sa juste colère. 23 février. Il appartenait à quelques citoyens intelligents, courageux et patriotes, de réparer cet échec, une indécision peut tout perdre, il faut prendre un parti rapide. Les citoyens Montfleury, membre du comité électoral du (ancien) IIe arrondissement, et Landrin, avocat, actuellement représentant du peuple, de concert avec le citoyen Pagnerre, secrétaire du comité central de l’opposition, projetèrent un mouvement insurrectionnel pour demander la réforme et le renvoi du ministère. A 1 heure, le citoyen Landrin m’avertit et nous réunissons chez le citoyen de Montfleury, demeurant rue de la Corderie-Saint-Honoré n° 2, tous les citoyens que nous connaissions pour leurs opinions avancées. Là, nous rencontrâmes le citoyen Ledru-Rollin, qui nous engagea à persévérer dans notre projet ; puis, aidé du sergent Porret, ébéniste, je formai un détachement de ceux réunis et le dirigeai vers la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Nous entrâmes aux cris de Vive la Réforme ! Le colonel Talabot nous reçut avec humeur, objectant que nous n’étions pas de service et que nous n’avions pas le droit de porter l’uniforme mais nous lui répondîmes que quand le sang coulait dans Paris tout bon citoyen devait être sous les armes et que nous ne les quitterions qu’après avoir obtenu la réforme. Bref, après une discussion des plus chaleureuses, dans laquelle se firent remarquer les citoyens de Montfleury, Madié de Montjean avocat, Landrin avocat et représentant du peuple, Leblon avocat et représentant du peuple, Gautier Passerat avocat et Pélar avoué et Poulin, le colonel nous dit qu’il allait envoyer son lieutenant en haut lieu faire part de nos vœux mais à 2 heures et demie environ, impatients d’attendre, nous sortîmes malgré ses ordres, de nouvelles recrues vinrent se joindre à mon détachement parmi lesquelles je citerai particulièrement les citoyens Cochery avocat, Lebreton bijoutier et Valtat négociant, qui proposait (sic donc Valtat tout seul ?) inutilement aux gardes nationaux qui ne voulaient pas protester les armes à la main de prendre leurs signatures et d’aller les porter au roi. Enfin, nous nous mîmes en marche sur les Tuileries, aux cris répétés de Vive la réforme ! A bas le ministère ! Le peuple, électrisé, amassait sa voix à la nôtre, enfin les têtes s’allument, on se découvre devant notre passage. Tout à coup, un officier d’ordonnance accourt nous dire de rentrer à notre mairie, afin d’annoncer la démission des ministres et, à notre retour, on nous confirme de nouveau cette heureuse nouvelle. 24 février. La veille, tout Paris s’était endormi dans son triomphe. Mais aux cris d’allégresse succèdent des cris d’alarme et de vengeance. Cinquante-deux personnes viennent de tomber sous le plomb fratricide d’un régiment, excité par une cause occulte encore aujourd’hui. Cet acte sauvage est le prélude d’un plus grand événement. Dès le point du jour, on pouvait contempler ces mille barricades élevées par la puissante main du peuple. Si la majorité de la garde nationale voulait combattre le pouvoir par son abstention, si une partie était sous les armes, guidée par un intérêt personnel, nous avions cru devoir aussi nous rassembler place Vendôme pour continuer l’œuvre commencée la veille. Quelques instants après, le peuple, la garde nationale et l’armée fraternisaient, en s’abordant (?) l’opinion publique triomphait de nouveau. Le pouvoir, ouvrant enfin les yeux sur la pente de l’abîme qu’il s’était creusé, voulut concéder, mais il était trop tard, il devait s’engloutir. Au boulevard des Capucines, le général Lamoricière vint nous annoncer que l’armée avait reçu l’ordre de quitter Paris et qu’il était nommé général de la garde nationale, à qui tous les postes de Paris allaient être confiés. Place de la Révolution, nous vîmes Odilon-Barrot qui se rendait à la Chambre, chargé de composer un nouveau ministère ; puis un officier d’ordonnance nous annonça l’abdication du roi en faveur de son petit-fils ; là aussi, nous avons rencontré Ledru-Rollin, Marie, Jules Favre et Fenet, qui nous avertirent que rien n’était fini. A midi environ, nous marchions cinq à six cents hommes de notre légion, rue de Rivoli, lorsque, arrivés en face le guichet de l’Echelle, une vive fusillade se fait entendre du côté du Château d’eau ; notre colonne s’arrêta, le citoyen Valtat s’écrie En avant ! Mais la désunion et l’indécision régnaient parmi les chefs, qui ne donnaient aucun ordre ; la plus grande partie même disparaît ; au même instant, me présentant au guichet de l’Echelle, j’ai demandé l’ouverture de la porte, au nom de la garde nationale. Lesueur, chef de bataillon, qui était à l’intérieur, la fait ouvrir et nous apercevons dans la cour trois ou quatre cents hommes, de toutes armes, mais dois-je encore le dire, plusieurs gardes nationaux s’écrient Nentrez pas, cest un piège, on va vous assassiner ! C’est alors qu’un très petit nombre d’entre nous s’élance dans la cour des Tuileries, à la tête desquels j’ai remarqué les citoyens Valtat négociant, Demont Fleury (sic) membre du comité électoral du (ancien) IIe arrondissement, Pélard avoué, Lionville avocat, Jacquin horloger, Vauve Deroy, Declogs et Bernard lieutenant, nous marchons droit au duc de Nemours, qui était à cheval en face de l’horloge, au moment où la duchesse d’Orléans et ses enfants se rendaient vers lui. Un de ses aides de camp vient nous apprendre qu’il s’empresse d’aller signifier le deuxième ordre de faire cesser le feu. Arrivés près du prince, le citoyen Pélard lui dit de s’en aller s’il n’avait pas la puissance d’empêcher le sang de couler ; sa réponse fut celle-ci : “Je n’écoute plus d’observation ; depuis ce matin, j’en ai trop entendues.” Mais quelques hommes du peuple, dont le nombre va s’augmenter commencent à suivre le chemin que nous lui avons ouvert. Aussitôt le prince donne quelques ordres et disparaît dans le vestibule et, gagnant le jardin, il accompagne la princesse, qui se rend à la Chambre des députés. Les troupes, qui étaient tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du château, l’évacuent et le colonel Bilfeld, gouverneur, nous en laisse prendre possession ; en quelques instants, il est envahi par une masse du peuple ; nous arrivons dans la salle du trône. Tout-à-coup une porte s’ouvre et deux cents gardes municipaux se présentent à nous. A leur vue, une partie de la foule, glacée de terreur, s’enfuit, l’autre regarde avec anxiété et s’apprête au combat, mais le citoyen Valtat s’élance à la rencontre de ces gardes, monte sur un tabouret pour se faire voir de la foule et fraternise avec eux. Une partie lui rend ses armes et nous parvenons ainsi à leur sauver la vie. Pendant une demi-heure, le peuple, docile à notre voix, ne commet aucun dégât mais plus tard des bandes de vandales arrivent ; c’est alors qu’absorbés par une foule immense les hommes que je commande, voyant leur impuissance à empêcher le mal, se retirent, jugeant leur mission terminée. Je demande une mention honorable pour les citoyens dont les noms suivent : Mémorin Pélegri, rue Grange-aux-Belles n° 1 bis, lequel était à mes côtés lors de la prise des Tuileries ; Demont-Fleury, rue de la Corderie-Saint-Honoré n° 2 ; Landrin, avocat, représentant du peuple ; Pagnerre, secrétaire du comité central ; Porret, sergent, rue Sainte-Anne n° 22 ; Madier Montjean, rue Neuve-des-Bons-Enfants n° 32 ; Leblon, avocat, représentant du peuple ; Gautier Passerat, avocat ; Pélard, avoué, rue Sainte-Anne n° 19 ; Cocheri, avocat ; Lebreton, bijoutier, passage Choiseul ; Liouville, avocat, rue des Moulins n° 19 ; Jaquin, horloger, rue Fontaine-Moulin n° 37 ; veuve Deroy, rue Vildo n° 6 ; Declogs, passage Choiseul ; Bernard, blanchisseur, rue Hyacinthe- Saint-Honoré. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il reçut un secours en 1850, à titre de médaillé de Juillet. Il était célibataire en 1848. Il demeurait 31, rue Bourbon-Villeneuve en 1830-1831 ; 7, rue d’Argenteuil, chez M. Martin en 1840 ; 29, rue Sainte-Anne en 1848; rue de la Ferme-des-Mathurins en 1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 73 (sous le nom de Delbosse, Jacques) ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/53 (sous le nom de Delbosc, Jacques) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Delbosse, Jacques) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104 (sous le nom de Delbosc, Jacques) ; Archives de la préfecture de police AA 383 (deux dossiers un au nom de Delbosque, Jacques de la Commission des Réclamants, un au nom de Delbosc, Jacques de la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février).

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