Delmas, Jacques

Biographie


Né le 18 pluviôse an VI (mais le 18 floréal an VI dans une lettre il écrit) à Agen (Lot-et-Garonne). Entré au service à la légion de Lot-et-Garonne le 30 avril 1816, voltigeur le 16 octobre 1817, caporal le 16 janvier 1819, sergent le 1er janvier 1820, passé au 50e de ligne le 6 décembre 1820, libéré le 1er septembre 1822 et devenu bottier. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février et dans lequel il expliquait, dans une lettre en date du 3 août 1848, qu’il avait pris part à « la révolution de 1830 et à toutes les affaires qui se sont passées jusqu’au 24 février 1848 ». Il désirait obtenir une place de garde dans un monument public ; il expliquait n’avoir rien demandé en 1830 mais que, maintenant que sa position était changée, il désirait obtenir un emploi. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je certifie que le nommé Delmas a combattu le pouvoir tyrannique en février et qu’il s’est comporté loyalement. Lui ayant reconnu quelques capacités, comme sous-officier, nous lui avons donné le commandement de notre petit peloton quand nous allâmes attaquer le château d’eau et que là il a fait preuve de sang-froid et de courage. » Signé : Sénéchal, ancien détenu politique ; Migne, Jean-Baptiste, ancien détenu politique, demeurant 62, rue Saint-Jacques (numéro illisible) ; Quenel ou Quenet ; Penault, François, ancien détenu politique de 1834. Un certificat de bonnes vie et mœurs lui avait été délivré par le commissaire de police du quartier de la porte Saint-Martin, sur le témoignage de Percheron, Jean-Louis, propriétaire, demeurant 86, rue du Faubourg-Saint-Martin, et de Prioux, Alexis, marchand grainetier, demeurant aussi 86, rue du Faubourg-Saint-Martin. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié en 1848. Il demeurait 84, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1845-1848 ; 2, rue du Petit-Saint-Sauveur en août 1848. Archives de la préfecture de police AA 384.

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