Delormel, Louis, Hippolyte
Biographie
Né le 19 octobre 1808 à Lepina (Dalmatie), de père français. Clerc de notaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Delorme, Louis, Hippolyte), auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, mais sans qu’on connaisse la nature exacte de sa demande : « J’étais du petit nombre des patriotes qui protestèrent (chez Lemandelay ? illisible) contre la lieutenance générale du duc d’Orléans en juillet 1830 ; je fis partie de la députation qui porta cette déclaration à l’Hôtel de ville. Une autre protestation, rendue publique fut signée contre la royauté de Louis-Philippe, mon nom est au pied de cet acte, dont les signatures ne sont pas nombreuses. Je suis l’un des fondateurs de la société des Amis du peuple. J’ai été membre de son bureau ; habitué du journal La Tribune, dans ses jours les plus difficiles, j’ai plus tard concouru de ma personne et de mes illisible à la fondation de la Revue républicaine. Le sang des victimes des 5 et 6 juin fumait encore que, sous la menace du conseil de guerre, je n’ai pas hésiter à fonder avec Charles Vite illisible et deux ou trois autres républicains un comité de secours pour soulager les blessés et les prisonniers. Plus tard, éloigné de la France par mes affaires, je n’ai pas, un seul jour ni par un seul acte, démenti mes antécédents. Un seul fait le prouvera. Je suis resté l’ami, jusqu’à sa mort, de notre pauvre et regrettable Godefroy Cavaignac. J’ai servi en Algérie la cause de la colonisation et j’y avais été en butte à de nombreuses vexations quand les premières nouvelles de la révolution de 1848 nous parvinrent. Inutile de vous dire comment je les ai accueillies. Notre nouveau gouverneur général m’a nommé secrétaire général de la nouvelle direction civile, qui a proclamé la république à Oran. » Il avançait que son nom devait être connu « des citoyens Flocon, Marrast, Buchez, Guinard et de beaucoup d’autres » Sa demande fut rejetée. Il demeurait 36, rue du Petit-Carreau en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 384 (en espérant que c’est bien le même 1830 et 1848 ; la date et lieu de naissance sont de 1848...).