Delvaux, Ferdinand
Biographie
Né vers 1800 à Dinant (province de Namur en Belgique). Sellier. Il s’illustra à la porte Saint-Denis, rue Montorgueil, à la prise du Louvre et au Palais-Royal. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Ferdinand Delvaux a bravement combattu dans la journée du 29 juillet 1830 et qu’il a contribué de tous ses efforts à préserver ma maison d’un pillage total. » Signé le 3 octobre 1831 : Moizard (voir ce nom) ; Rabineau. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Delvaux, Ferdinand a bravement combattu avec moi, le 28 juillet 1830 à la porte Saint-Denis et le même jour rue Montorgueil et le lendemain 29 à la prise du Louvre et, en dernier lieu, rue de Rohan et rue Saint-Honoré, dont nous sommes entrés des premiers dans la maison du chapelier [Moizard, N.DA.] qui fait le coin des deux rues dénommées ci-dessus. » Signé le 3 octobre 1831 : Désobeaux (voir Désobeaux, Pierre), décoré de Juillet, demeurant 8, rue du Croissant. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Ferdinand Delvaux a donné des preuves de courage à la cause nationale, le 29 juillet. Je puis attester l’avoir vu combattre au coin de la rue de Rohan. Je certifie en outre et suis prêt à en réitérer l’assurance de vive voix qu’il s’est aussi empressé de voler au secours de la Belgique, où nous avons combattu ensemble et toujours en avant. » Signé le 4 octobre 1831 : Delchef, L. (voir Delchef, Léonard, Joseph) décoré de Juillet, demeurant 313, rue Saint-Martin. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu le nommé Delvaux sur la place du Palais-Royal et dans la rue Saint-Honoré, le 29 juillet 1830, qu’il est entré dans la maison du chapelier au coin de la rue de Rohan, pour y maintenir l’ordre. » Signé : Meiniel (voir Meiniel, Jean), décoré de Juillet, demeurant 9, rue Bailly. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme jouissant d’une fortune modérée. Il demeurait rue du Petit-Carreau en juillet 1830 ; 23, rue Caumartin en 1831. Archives de la préfecture de police AA 384.