Demongeot, Sébastien

Biographie


Né vers 1781 à Nogent (Haute-Marne). Ancien militaire, qui se distingua en 1814 et 1815, établi marchand (mais coutelier in Archives de Paris VK3 33 et in Archives de Paris VK3 34) en 1831. Il combattit en juillet, à la Grève et place du Châtelet, et reçut, le 29, un coup de lance à la figure, qui lui fit perdre des dents et presque la vue, rue de la Tannerie. Il reçut un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il lui fut accordé un séjour dans la maison de convalescence de Saint-Cloud mais préféra passer sa convalescence au milieu de sa famille. Au mois de novembre 1830, il sollicita un habillement de garde national 4e compagnie de chasseurs de la XIIe légion. Sa demande était appuyée par : son capitaine, Lebègue ; Doigniez, lieutenant ; Robin ; Pouchet, sous-lieutenant ; Mocquet (voir Mocquet, Armand), sergent-major ; Duballen (voir sans doute Duballen, Jean-Jacques, François), adjudant sous-officier ; Chanonat (voir Chanonat, Pierre, Adolphe), blessé au Palais-Royal, qui précisait que Demongeot avait combattu dans les mêmes rangs que lui ; Lyon (voir sans doute Lyon, Pierre, Jean-Baptiste ?), sergent-major des grenadiers du 4e bataillon de la XIIe légion, « présent au combat du pont d’Arcole » ; Post (voir Post, Théodore, Joseph), adjudant dans la garde municipale ; Raboulin (voir Raboulin, Claude), « blessé au pont d’Arcole le 28 juillet » ; Corsin (voir Corsin, François, Théodore). Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 27 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, aucune voix pour la médaille, aucune voix pour une mention et sept voix pour rien. Il fut admis dans la 1re classe des blessés. Habillé à ses frais, il fit partie de la garde nationale avec le grade de sergent et fit preuve de son « dévouement » en 1831 pendant l’invasion de l’archevêché. En 1831, il sollicitait, mais trop tardivement lui fut-il répondu, la décoration de Juillet et l’obtention d’une pension. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure superficielle par arme blanche (coup de lance) à la partie supérieure et postérieure du sommet de la tête du côté gauche, guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de cent vingt francs auprès de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet et une pension. On trouve plusieurs certificats dans son dossier. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussigné, certifions et attestons qu’il est à notre connaissance que le sieur Demongeot, Sébastien, demeurant rue Saint-Julien-le-Pauvre n° 9, a combattu les ennemis de la liberté pendant les trois jours à jamais et que le 29 juillet il a reçu à la tête un coup de lange à 10 heures du soir, rue de la Tannerie. » Signé, le 20 août 1830 : Massouille, marchand de vin, demeurant 56, rue du Marché-Neuf ; Lebègue, imprimeur-libraire, demeurant 34, place Maubert ; Obin, demeurant 69, rue Galande ; Segretin, marchand de meubles, demeurant 6, place du Châtelet ; Poirier, boulanger, demeurant 52, rue Galande ; Moisy ; Montenon, demeurant 39, rue de la Tannerie ; Hardel, demeurant 75, rue Ga... ; Dumont, demeurant 44, rue Galande ; Maisse, demeurant 8, rue Saint-Christophe ; Maire, demeurant rue Saint-Christophe. Le second certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur médecin du bureau de bienfaisance du quartier Saint-Jacques, certifie que j’ai donné mes soins au dénommé ci-dessus, dans son domicile, pendant tout le temps qu’il a eu besoin de mes soins. » Signé, le 22 septembre 1830 : Feuillade. Il demeurait dans le XIIe arrondissement en 1830 ; 9, rue Saint-Julien-le-Pauvre en 1830 ; 2, rue de la Juiverie à la Cité en 1831. Archives de Paris VD6 559 n° 1, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont reçu de la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la seconde sous le numéro 450) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 15 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 18, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives de Paris VK3 19, Liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition de la souscription nationale ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 27 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/53 ; Archives de la préfecture de police AA 384.

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