Denis, Eugène
Biographie
Né en 1808 à Meaux (Seine-et-Marne). Ebéniste. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 1er février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27 soir, a commencé à fondre des balles jusqu’au lendemain matin. A fait des cartouches et en a conduit à la caserne de Babylone. A tiré quelques coups de fusil contre des Suisses qui se sauvaient. Ensuite, est allé au quai de l’Institut vers 1 heure. A tiré sur le Louvre. A fait partie d’une colonne partie de là pour la barrière d’Enfer ; mais la colonne s’est arrêtée à la place de l’Odéon ; ensuite a continué à faire des cartouches jusqu’au dimanche. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 1er février 1830, à aucune voix pour la croix, quatre voix pour la médaille et trois voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Denis, Eugène sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et in Archives nationales F/1dIII/39). Il est répertorié (sous les numéros 1267 et 1097) dans la liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il comparut, en 1831 (sans indication de date précise), devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Vincent, Jean-François et « savoir qu’il a combattu le 29 juillet à la caserne de Babylone et qu’il a été blessé d’un coup de crosse de fusil dans les parties nobles ». En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Denis, Jean-François, Eugène), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, en 1850 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 4, place Cambrai en 1831 ; 2, rue de l’Homme-Armé en 1849-1850 ; 41, rue Neuve-Saint-Méry en 1851-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés et liste des demandes concernant le ministère de l’Intérieur ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 1er février 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er février 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement, par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vincent, Jean-François ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45 (sous le nom de Denis, Jean-François, Eugène), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70 (sous le nom de Denis, Jean-François, Eugène), idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de Denis, François), idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de Denis, François), idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 (sous le nom de Denis, François). Attention tout le Archives de la préfecture de police AA 369 (et donc les informations après 1849) se rapporte peut-être en fait au Denis, François, médaillé et pensionné… Il faut attendre une vérification et alors lui réattribuer…