Denoyers, Edouard, François
Biographie
Né vers 1811 à Paris. Ouvrier en instruments d’optique chez M. Ricot, 11, rue Saint-Merri, chez lequel il gagnait quatre ou cinq francs par jour. Il combattit et fut blessé d’un coup de biscayen dans le ventre, le 28 juillet entre 3 et 4 heures de l’après-midi, rue Saint-Martin entre le corps de garde du conservatoire des Arts et Métiers et la porte Saint-Martin. Transporté à l’hôpital Saint-Louis, il y mourut des suites de sa blessure le 30 juillet. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le 6 juillet 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Flament, Félix, Apollinaire, tailleur, demeurant 11, rue Saint-Mery ; Ricot, Pierre, Gabriel, bijoutier en acier, demeurant 103, rue Saint-Martin ; Joron, Jean-Baptiste, bonnetier, demeurant 17, rue Frépillon. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Denoyers, Edouard, François et « savoir que le mercredi 28 juillet dernier il a pris les armes pour la défense des lois ; qu’il s’est battu dans la rue Saint-Martin contre l’ex-garde royale et qu’entre 3 et 4 heures de l’après-midi il a reçu un coup de biscayen dans le ventre, entre le corps de garde du conservatoire des Arts et Métiers et la porte Saint-Martin ; qu’il a été transporté à l’hôpital Saint-Louis et y est mort le 30 du même mois par suite de la blessure qu’il avait reçue ». Il laissait une mère, Petelot, Victoire, Josèphe, née le 18 avril 1781 (bien le 18 avril 1781 dans son acte de baptême) à Cantillon (Nord), fille de Ptelot, Pierre, Joseph, brasseur, et de Lejeune, Anne, Thérèse son épouse, et veuve de Desnoyers (sic in Archives nationales F/1dIII/36). Elle fut pensionnée de deux cents francs et il lui fut accordée (sous le nom de veuve Desnoyer, née Victoire, Joséphine, Petelot) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Denoyers demeurait 11, rue Saint-Merri, chez Ricot ; sa mère, à Pontoise en 1830-1832. Le nom de Denoyers (E. Denoyers) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 111 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 103 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (35 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/53 ; Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Jannelle ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 6-7 état des ascendants aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 81, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.