Denoyon, Frédéric, Louis
Biographie
Né le 11 juin 1789 (bien le 11 juin 1789 dans son acte de baptême mais par erreur le 2 juin 1789 en 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B) à Remaucourt (Aisne), fils de Denoyon, Pierre, Antoine et de Lecompte, Marie, Anne son épouse. Garçon maçon. Il fut blessé de plusieurs coups de crosse et coups d’arme blanche, à l’œil, au bras et au pied, le 28 juillet près de l’Oratoire protestant. Il reçut un secours de cinq francs, le 13 août 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut soigné à l’hôpital de la Pitié, qui délivra, en date du 22 octobre 1830, le certificat suivant : « Est entré dans cet hôpital le 23 août, portant à l’œil droit, à l’avant-bras gauche, au pied droit, des contusions qu’il attribue à des coups de crosse reçus le 28 juillet 1830 près de l’Oratoire protestant. Sorti de l’hôpital le 28 août, ce malade imparfaitement guéri n’a pu travailler de plusieurs jours. » Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, médecin chirurgien de la faculté de Paris, médecin de plusieurs sociétés philanthropiques, déclare avoir fait le premier pansement au sieur Denoyon, Frédéric, demeurant rue du Cygne n° 22, d’une forte contusion à l’œil droit, forte contusion à l’avant-bras gauche et au pied droit, occasionnées par arme blanche, reçues le 28 juillet 1830. Qu’aujourd’hui que je le visite je me suis aperçu que quoique guéri ses blessures l’empêchent encore de pouvoir reprendre ses travaux. » Signé, le 4 novembre 1830 : Pagèze. Deux certificats attestaient qu’il était dans l’état le plus nécessiteux. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, il reçut (sous le nom de Denoyou, Frédéric sur les listes du Moniteur universel) une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1831, il était marié et père de deux enfants. Il demeurait 22, rue du Cygne en 1830-1831. Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 74 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre 1831 comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/53 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie.