Dequevauvillers, Alexis, Noël, Clair

Biographie


Né le 11 août 1788 à Paris. Avocat, ayant prêté serment le 2 novembre 1808. La chronique de l’époque relatait ainsi sa participation aux combats : « Parmi les combattants, de toutes les conditions se trouvait une foule d’avocats, les uns armés de fusils, les autres de sabres ou de pistolets, et leur présence attestait assez qu’en France, tout citoyen est soldat, quand il s’agit de défendre les libertés publiques. Je voudrais pourvoir nommer ici tous ceux qu’on a rencontrés dans les rassemblements, et qui, par leur courage, par leur activité, par l’énergie de leurs exhortations ont puissamment concouru, soit à remporter la victoire, soit à empêcher qu’elle fût souillée d’aucun excès. Ma mémoire ne saurait y suffire ; mais dès présent je puis citer les noms de […] M. Dequevauvillers. » Dans sa déposition au procès des ministres, en décembre 1830, Wurtz, libraire, fit la déposition suivante : « Dans la matinée du mercredi, je me suis rendu à la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; de là, M. Dequevauvillers, avocat, et moi, nous sommes partis pour le château des Tuileries. Nous avons demandé au maréchal duc de Raguse le rétablissement de la garde nationale. Le maréchal a répondu : “Je ne puis accorder l’objet de votre demande ; tant que le peuple ne sera pas rentré dans l’ordre, je ne puis faire aucune concession. La garde nationale a été licenciée ; si je la rétablissais, quelques malveillants pourraient se mêler à elle, et inquiéter les troupes. Ce que vous avez de mieux à faire, c’est d’engager le peuple à rentrer chez lui.“ » Le maréchal Marmont avait donné connaissance de l’avis suivant, suite à ces propositions : « Le maréchal duc de Raguse, gouverneur de la 1re division militaire, major général de la garde royale, commandant de Paris en état de siège. Divers rapports annoncent que des personnes bien intentionnées de l’ancienne garde nationale ont cru pouvoir se réunir pour concourir au rétablissement de la tranquillité dans Paris. L’autorité militaire ne peut accepter leur concours car aucune organisation de la garde nationale n’a été ordonnée par le roi, et la présence de gardes nationaux dans les groupes serait plus nuisible qu’utile. La seule chose que doivent faire dans ces circonstances les bons citoyens est de se tenir renfermés chez eux et de contribuer par leur absence à la diminution des groupes qui troublent la tranquillité de la capitale. Au quartier-général, Paris, le 28 juillet 1830. Le maréchal, duc de Raguse. » Le 20 avril 1859, conseiller honoraire, sa pension fut liquidée. Il demeurait 34, rue de Bourbon dans le faubourg Saint-Germain en 1829. La Gazette des tribunaux, 26, 27, 28, 29, 30, 31 juillet et 1er aout 1830 ; Tableau dramatique de la justice au XIXe siècle, tome Ier, chez Surcy et Camus, Paris, 1847, p. 236 ; Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 247, 249 ; Procès des derniers ministres de Charles X, Paris, chez Audot, 1830, tome II, déposition de Wurtz, p. 129 ; Tableau des avocats à la cour royale de Paris, Paris, chez Mme Veuve Delaguette, imprimeur de l’Ordre des avocats, 22, rue Saint-Merri, 1828, p. 9 (sous le nom de De Quevauvillers) ; Chronique de juillet 1830, Rozet, Paris, Barrois et Duprat, 1832, tome 1, p. 235 ; Bulletin des lois, partie supplémentaire n° 569, p. 770.

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