Deschaintres, Jean, François, Edme, Claude, Théophile

Biographie


Elève en médecine à Paris, attaché à l’Hôtel-Dieu à Paris pendant l’année 1830, en qualité d’élève externe. Il fut employé dans l’établissement de convalescence de Saint-Cloud, où étaient soignés les combattants de Juillet, depuis le 3 septembre jusqu’au 30 novembre 1830. Il adressa, le 8 décembre 1831, la lettre suivante au préfet de Seine-et-Oise, afin d’être dispensé du paiement des droits universitaires : « Une dispense des droits universitaires a été accordée à tous les élèves en médecine attachés aux hôpitaux de Paris, qui ont donné des secours aux blessés de Juillet. Je n’ai pu, dans un temps, faire la même demande, obligé de m’éloigner de Paris pour des affaires de famille. Mais je me trouve placé dans une circonstance qui, malgré que la Commission des récompenses nationales nommée pour Paris soit dissoute, me permet de vous adresser de justes réclamations. Elève de l’Hôtel-Dieu de Paris, placé sous monsieur Dupuytren, j’ai fait, pendant les journées de Juillet et jusqu’au premier jour de septembre, le même service que mes collègues. Alors je fus nommé un des quatre chirurgiens sédentaires employés au traitement des blessés à Saint-Cloud. C’est comme ayant rendu des services dans un département autre que celui de la Seine que je réclame auprès de la commission des départements. J’ose espérer, Monsieur le préfet, que vous voudrez bien employer votre pouvoir à me faire jouir des mêmes droits accordés à ceux de mes collègues qui ont donné leurs soins à Paris seulement. C’est d’après les conseils que j’ai reçus au ministère de l’Intérieur que j’ai entrepris cette démarche. Daignez, Monsieur, agréer etc. » Dans sa séance du 16 décembre 1831, la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise donna l’avis suivant sur la demande de dispense du paiement de ses droits universitaires, qu’il avait présentée : « La Commission estime que la demande de M. Deschaintres n’est pas de sa compétence. » Le 16 mai 1832, le préfet de Seine-et-Oise avisait le ministre de l’Intérieur et président du Conseil, qu’il avait fait, conformément à sa demande, réunir une nouvelle fois la Commission des récompenses nationales et que cette dernière avait proposé une proposition spéciale pour lui et pour la veuve Bridoux. Cette proposition était ainsi conçue : « Considérant qu’il est suffisamment établi par le certificat du secrétaire général de l’Administration des hospices civils de Paris que le sieur Deschaintres a donné ses soins à Saint-Cloud aux blessés de Juillet, depuis le 3 septembre jusqu’au 30 novembre 1830, estime qu’il y a lieu de lui accorder la dispense des droits universitaires. » Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise. Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise.

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