Deschamps, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1784 à Laons (Eure-et-Loir). Ancien militaire durant onze années, devenu couverturier. Il combattit aux portes Saint-Denis et Saint-Martin. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au talon gauche, le 28 juillet à la porte Saint-Martin. (Il souffrait d’une foulure d’un orteil, depuis le 4 août pendant la campagne de Rambouillet) Il fut soigné à l’ambulance qu’avait ouverte les élèves en médecine Bachot, Jean, Antoine et Penasse, à la cité d’Orléans près du boulevard Saint-Denis. Il était porteur de plusieurs certificats médicaux. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie que le nommé Deschamps, blessé le 28 juillet dernier, quoique guéri, souffre encore de sa blessure, est sans ouvrage, père de famille de trois enfants, qu’il est ancien militaire et qu’il a besoin de secours. » Signé, le 1er septembre 1830 : De Savenières. Le deuxième certificat, du même mais à la date du 8 septembre 1830. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie que le nommé Baptiste Deschamps (sic), demeurant rue du Faubourg-Saint-Denis n° 189, ancien militaire, marié et père de trois enfants, a été blessé le 28 juillet d’un coup de feu au talon gauche. Ce brave homme, couverturier de son état, est sans ouvrage et dans le droit d’obtenir des secours de la mairie. » Signé, le 17 septembre 1830 : Boutin, demeurant 30, rue du Faubourg-Poissonnière. Marié et père de trois enfants, il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de dix francs, le 2 août 1830, un secours de dix francs, le 5 août 1830, un secours de cinq francs, le 10 août 1830, un secours de dix francs (inscrit comme étant le quatrième et dernier secours), le 18 août 1830, un secours de cinq francs (indiqué comme étant le cinquième secours), le 26 août 1830, un secours de vingt francs, le 3 septembre 1830 (indiqué comme étant le sixième dernier secours), un secours de cinq francs, le 18 septembre 1830 (indiqué comme étant le dernier secours), un secours de cinquante francs le 10 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 janvier 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 février 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 mars 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. La mention « a combattu au Louvre ainsi que son fils » était inscrite en face de son nom sur les registres de la mairie. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet et des secours. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, habitants patentés de la ville de Paris, quartier du faubourg Saint-Denis, certifions et attestons à qui de droit que le nommé Deschamps, Jean-Baptiste, couverturier, demeurant rue du Faubourg-Saint-Denis n° 189, s’est empressé de quitter son travail pour voler à la défense de la liberté les 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il s’est trouvé aux affaires les plus remarquables de ces trois mémorables journées, affrontant les plus grands dangers et s’exposant à une mort presque certaine pour la cause sacrée de la patrie, qu’enfin ce brave Français, toujours sous les armes, jour et nuit, sans prendre de repos, il ne les a déposées que le 4 août, après l’expédition de Rambouillet, dont il faisait partie. » Signé, le 27 août 1830 : Oursel, marchand, demeurant 189, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Payen, distillateur, demeurant 123, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Peltot, demeurant 189, rue du Faubourg-Saint-Denis. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1851, à titre de combattant et blessé de Juillet. Sa veuve reçut un secours de quarante francs en 1852, à titre de veuve d’un blessé de Juillet. Il demeurait 189, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1830-1831 ; 11, rue des Lyonnais-Saint-Marcel en 1849-1851 ; sa veuve, 11, rue des Lyonnais-Saint-Marcel en 1852. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 69 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Ministère de l’Intérieur, Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 26 du budget de 1851 (secours à divers titres), en date du 23 février 1851, minutes 167-169, idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220 ; Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Bachot, Jean, Antoine cité dans le Tableau général des blessés qui reçoivent les secours distribués à l’ambulance située cité d’Orléans et les soins de MM. Penasse et Bachot ; Archives de la préfecture de police AA 384. Il n’avait rien à voir avec Deschamps, Jean-Baptiste du (ancien) VIe arrondissement selon une apostille sur le dossier de ce dernier.