Deschamps, Marie

Biographie


La chronique de l’époque relatait à son sujet : « Une jeune fille, nouvelle Jeanne d’Arc, combattit à la place de la Bourse avec une valeur extrême ; elle s’y empara, malgré la grêle des balles, d’une pièce de canon. Ses compagnons de gloire, émerveillés de sa conduite, la portèrent sur un fauteuil à l’Hôtel de ville, et couronnée de lauriers ; puis le 29 au soir, placée sur un char triomphant qu’on orna de palmes, de lauriers, de myrtes, de drapeaux blancs renversés, d’étendards tricolores victorieux et de dépouilles de l’armée vaincue, on la promena dans tout Paris : le char, traîné par la jeunesse, franchissait les retranchements à l’aide leurs bras ; des torches éclairaient cette cérémonie pittoresque continuée au milieu des vivats, des cris de joie et des chansons ; jamais on n’aurait dit que quelques heures auparavant le peuple qui s’amusait ainsi avait bravé la mort pour reconquérir la liberté et les lois. » Les Barricades immortelles du peuple de Paris… pp. 385-386. Elle demeurait 74, rue Saint-Victor en 1830. Le Constitutionnel du 12 août 1830 et Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires, cinquième édition, Paris, Audot libraire, 1830, p. 128 relataient, eux, ainsi : « Le 28, une jeune femme, sur le quai de la Cité, s’empare du fusil d’un citoyen qui venait d’être tué, et fait feu à plusieurs reprises sur les Suisses. Sa robe a été traversée par une balle. Cette héroïne se nomme Marie Deschamps, et elle demeure rue Saint-Victor, n° 74. » The Absolute bourgeois, artists and politics in France 1848-1851, Thimothy J. Clarck London, Thames and Hudson, 1973, p. 17 ; Marianne au combat, limagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 1880, Flammarion, Paris, 1979 ; Le Réveil du lion ou Paris dans les immortelles journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; précis des événements, heure par heure… suivi dun chant triomphal… par un patriote de 89, Paris, Lerosey, 1830, p. 244. Est-ce le Deschamps qui avec Benoit [Majan] Billiet, Tremblez, Lussan Pelletier, Henry Saint-Léger, prirent une pièce de canon dans la rue Saint-Honoré et l’emportèrent à la Bourse ? Ce serait la seule à n’avoir pas été décorée et parce que femme…

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