Deschamps, Michel, Hyacinthe
Biographie
Né le 22 février 1808 à Melun (Seine-et-Marne). Elève en médecine à l’Hôtel-Dieu. « Dans l’espace de quelques heures une ambulance provisoire a été établie [29, rue Saint-Honoré, N.D.A] avec le plus grand zèle. Tous les locataires de la maison n’ont épargné aucun sacrifice : objets de pansement, vin, bouillon, tout a été livré avec profusion ; plusieurs personnes même se sont dépouillées de tout leur linge. Nous citerons particulièrement MM. Breuck, Decot, Moireau, Pasteur, Vallon, Regner et Mme la baronne de Millet. Des chirurgiens de la ville de Paris, amenés en ce lieu par le désir de se rendre utiles, se sont partagé les soins à donner aux blessés. Plus de trois cents ont été secourus et envoyés dans les hôpitaux les plus voisins. Nous avons surtout remarqué le zèle infatigable de MM. Piorry, Jacob, Robillot et les élèves Barth (de la Pitié) et Deschamps (de l’Hôtel-Dieu). Le pharmacien du passage Véro-Dodat mérite également les plus grands éloges. Des personnes étrangères à l’art, tels que l’élève en droit Gangloff, se sont signalés par leur empressement à seconder les chirurgiens. Toutes les femmes de la maison ont été occupées à faire de la charpie. Enfin, il a été fait une collecte qui a produit la somme de mille cinq cents francs ; MM. Les docteurs Dubois, Gendrin et Brunet n’ont cessé de donner pendant toute la journée les soins les plus empressés aux blessés du n° 47 de la rue de Grenelle. » Il était porteur de nombreux certificats : « Témoin oculaire, …] je certifie qu’il a été un des premiers qui […] s’est présenté avec zèle et intrépidité pendant la fusillade de la rue Saint-Honoré, du Palais-Royal et du Louvre pour prodiguer les secours de la chirurgie et arracher à la mort les blessés qui tombaient à ses côtés. » Signé : Hardy, combattant et sapeur de la IVe légion ; Perrin, H., employé à la Gazette littéraire ; Barth, J.-B, demeurant 22, rue des Grès. Degousée (voir ce nom), lieutenant-colonel d’état-major, attesta que Deschamps avait « rendu les plus grands services ; son zèle n’a été arrêté ni par le danger ni par les fatigues ». Boulin, Dominique, François (voir ce nom) ; Bussière, élève en droit ; Morin, Léon (voir ce nom), qui ajoutait : « Moi, ayant pleine connaissance de la belle conduite de M. Deschamps, je déclare que personne à Paris n’a mieux mérité la bienveillance du gouvernement. Son dévouement a été au-dessus de tout éloge. Inhabile à lui être directement utile, je ne puis mieux faire que de prier M. Jules Guyot de faire prendre sur M. Deschamps quelques informations. Il serait convaincu que si quelqu’un porte la décoration de Juillet, il n’est personne qui l’ait mieux mérité que lui. » Setier, Louis, Paschal (voir ce nom) ; Bouchenet, François, Paul, Théodore, Jacob (voir ce nom) ; Vallet, pharmacien ; Fessard (voir ce nom), demeurant 30, rue des Deux-Ecus ; Beneyton, Joseph (voir ce nom), demeurant 30, rue des Deux-Ecus ; Addenin, directeur de messageries ; Gromard, entrepreneur de ??, demeurant 23, rue des Deux-Ecus. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet. Il demeurait hôtel de Rennes, 23, rue des Deux-Ecus, hôtel de Rennes, en 1830 ; rue du Pont-de-Lodi en 1831. Le Moniteur universel, 31 juillet 1830 ; Le Courrier français et le Journal du commerce, 30 juillet 1830 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement.