Desjardins, Alexandre
Biographie
Né le 23 décembre 1788 à Paris, né rue de Cléry de parents inconnus et adopté, le 3 janvier 1816, par Desjardins, Jacques, Antoine et Guenot, Madeleine, son épouse. Engagé volontaire aux fusiliers grenadiers le 9 juillet 1807, sergent au 2e régiment de tirailleurs le 11 juin 1809, sous-lieutenant le 8 avril 1813 au 13e régiment de tirailleurs, admis à son grade au 2e régiment de tirailleurs le 1er mai 1815. Il fit les campagnes de 1807 et 1808 en Espagne, de 1809 en Autriche, de 1810, 1811 et 1812 en Espagne, de 1812 et 1813 à la Grande Armée, de 1814 en Saxe et à l’armée du Nord, de 1815 à l’armée de l’Ouest. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 23 novembre 1813. Il fut admis au traitement de réforme le 1er juillet 1818. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au pied gauche le 2 mai 1808 à Madrid, d’un coup de feu à la tête le 22 mai 1809 à Eslenghemm, d’un coup de feu à la tête le 13 janvier 1814 à Wenighem près d’Anvers, au moment où il reprenait à l’ennemi un obusier que les Français venaient de perdre ; cette action lui mérita le grade d’adjudant-major, qui ne fut pas confirmé. Dans le fichier Bossu des francs-maçons, il est indiqué, en 1820, comme marchand miroitier à Créteil, demeurant 11, rue Traînée en 1820 et 38, rue Neuve-Saint-Eustache en 1825. En 1819, il épousa Tacherat, Marie, Jeanne, Sophie et les deux futurs époux établirent un contrat de mariage (consultable sous la cote MC/ET/XCIII/398 aux Archives nationales). Ancien militaire en juillet 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il signa, le 12 juin 1831 et comme « capitaine au 15e léger, chevalier de la Légion d’honneur et décoré de Juillet, demeurant 46, rue de Cléry », le certificat suivant en faveur de Journeux, Claude : « Nous attestons que le sieur Journeux, Claude, bijoutier, a, dans les journées de Juillet, marché à nos côtés tout le temps qu’a duré l’attaque du Louvre et des Tuileries et qu’il y est entré par la porte de la colonnade avec nous et qu’ensuite il a marché sur les Tuileries, dont nous nous emparâmes en peu d’instants ; que de là nous nous dirigeâmes sur la rue de Rohan, qui tenait encore et qui céda à nos efforts auxquels il joignit les siens. » En 1832, il était capitaine dans un régiment en garnison à Strasbourg. Il fut nommé officier de la Légion d’honneur, le 27 avril 1834. Il fut l’un des inculpés en 1840 devant la Cour des pairs pour sa participation au débarquement du prince Bonaparte à Boulogne, mais acquitté faute de preuves suffisantes. Il était père de cinq enfants en 1840. Il mourut sans doute le 13 octobre 1846. Il demeurait 3, rue de Tracy en 1819 ; 11, rue Traînée en 1820 et 38, rue Neuve-Saint-Eustache en 1825 ; 49, rue de Cléry (mais 46, rue de Cléry in Archives de la préfecture de police AA 395) en 1831 ; 305, rue Saint-Honoré en 1840. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Journeux, Claude ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH//750/8 (sous le nom de Desjardins, Alexandre, Prosper ; il y a dans son dossier le texte du serment qu’il prêta au roi, à la date du 6 mars 1819 et qu’il signe sous le nom de Desjardins dit Alexandre, Prosper) ; Cour des Pairs, attentat du 6 août 1840, interrogatoire des inculpés, Paris, Imprimerie royale, 1840, pp. 5, 12, 52, 126 à 130. Dans Archives de la préfecture de police AA 396 in dossier Lalouël, Michel, Denis, dans l’exposé que fit ce dernier de sa propre participation aux combats de Juillet, il expliquait : « […] Les 3 et 4 août, il est allé à Rambouillet, commandant le détachement d’avant-garde avec M. Déjardin, capitaine […]. » C’est peut-être lui ?