Desjardins, Jean-Jacques

Biographie


Né le 26 décembre 1803 à Paris. Potier de terre. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Desjardins, Jean), auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il fut traduit devant la justice pour complot le 30 novembre 1831 et renvoyé de cette prévention le 8 février 1832. En 1846, journalier et sa femme ravaudeuse, il sollicita un secours. Les renseignements de police précisaient à son sujet que depuis son emprisonnement pour complot « sa conduite politique n’a donné lieu à aucune observation défavorable ». Il reçut un secours de quarante francs en 1847. En 1848, il écrivit une lettre de sollicitation à Ledru-Rollin, ministre de l’Intérieur, et se présentait comme « ex-détenu politique, se trouvant dans l’adversité ». Il reçut un secours de quarante francs en 1848. Il est indiqué comme marinier en 1848. Il était célibataire et sans enfant en 1848. En 1850, les mêmes sources indiquaient : « Socialiste plus péroreur qu’homme d’action. Sa position paraît être au-dessus du besoin. Sa femme se trouve comme lui sans ouvrage. Ce ménage a une bonne réputation. » En 1852, les mêmes sources indiquaient qu’il était cantonnier de la Ville de Paris depuis 1846 (?) et sa femme, laveuse, et que l’on donnait « de bons renseignements sur le ménage ». Il reçut un secours de quarante francs en 1852, en 1853 et en 1855. En 1856, il était ouvrier dans les carrières de glaise, gagnant deux francs cinquante par jour et la police toujours précisait : « Il ne paraît pas heureux, tout chez lui indique la misère. Les renseignements obtenus sur lui sont en sa faveur ; il est décoré de Juillet, dans son quartier, il est bien considéré et passe pour un honnête homme. » Il reçut un secours de quarante francs en 1856. En 1857, toujours glaisier mais « privé de travail pendant tout l’hiver dernier, il s’est endetté pour vivre et tous ses effets sont au mont-de-piété. » Il reçut un secours de quarante francs en 1857. En 1861, il était aveugle. Il reçut un secours de quarante francs tous les ans entre 1861 et 1869. Il avait été écroué à La Force, le 10 décembre 1825, pour voies de fait. Il demeurait à Vaugirard depuis 1814 ; 3, rue de la Sablonnière à Vaugirard en 1831 ; 20, rue de la Sablonnière de 1836 à 1865, un logement de cent francs par an ; 132, rue Lecourbe de 1866 à 1868 ; 12, rue Roussin à Vaugirard en 1869. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 (sous le nom de Desjardins, Jean-Jacques, Adolphe) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/53 (sous le nom de Desjardins, Jean, Jacques, Adolphe) ; Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 3e catégorie, indemnités (sous le nom de Desjardin, Jean, Jacques, Adolphe) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 80 (sous le nom de Déjardin, Jean, Jacques, Adolphe), idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852 (sous le nom de Desjardins, Jean, Jacques, Adolphe).

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