Desnoyers, Jean-Baptiste fils

Biographie


Il signa, le 18 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Lebrun, Jean-Baptiste : « Les soussignés, Margelin (sic, voir Marjollin, Antoine), garde municipal dans la 2e compagnie du 1er bataillon, et Desnoyers, Jean-Baptiste fils, s’étant trouvé à la prise du Louvre et du château, certifient que le sieur Lebrun, Jean-Pierre (sic), ancien sous-officier pensionné, professant l’état de garçon jardinier, a, le 29 juillet, sur la place du Carrousel, démonté un des chefs trompettes lanciers, et s’est élancé à la rêne de la bride du cheval et l’a ramené à travers une grêle de balles de la garde royale et des Suisses qui étaient rangés le long des grilles en dedans les cours du château et par les croisées. Le sieur Lebrun, se voyant à l’abri des balles, s’est dirigé le long du Louvre et vers le Pont-Neuf, où il prit un blessé, qu’il fit monter sur le cheval pour le conduire à l’Hôtel-Dieu. Rendu à l’hospice, il remit le blessé entre les mains des chirurgiens et offrit le cheval à monsieur l’économe dudit hospice, moyennant un reçu, qui lui fut refusé ; alors il se décida à le conduire chez lui, jusqu’à ce que l’on puisse passer librement, pour le conduire à l’Hôtel de ville, ce qu’il fit le 3 août et en tira le reçu du capitaine Cissé, chargé des écuries à la susdite. Le sieur Gachée (lire Gachet, N.D.A.), propriétaire dudit Lebrun, certifie que le nommé ci-dessus a parti le 27 juillet à 4 heures du soir, avec son fusil, et n’est rentré que le 29 à 5 heures du soir, avec un cheval blanc, bien équipé, et fut tout étonné de le voir, vu qu’il était absent depuis trois jours et qu’il avait dû courir de graves dangers. Il mit le cheval dans l’écurie dudit sieur Gachée et qu’il repartit de suite avec le soussigné Desnoyers fils pour retourner au château. L’ennemi ayant évacué, ils retournèrent à leur domicile, où ils formèrent un poste de garde nationale, où le susdit Lebrun fit les fonctions de caporal du poste pendant trois nuits consécutives. Depuis ce moment, le sieur Lebrun a perdu son occupation et n’a pas pu trouver de quoi s’occuper, ce qui le décide à reprendre du service pour son grade. » Il demeurait sans doute à Montrouge en 1830. Archives de Paris VK3 47 in dossier Lebrun, Jean-Baptiste.

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