Desprès, Marie, Louis, Adrien, Jean

Biographie


Né le 19 octobre 1783 à Coulommiers. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa, en effet, la lettre suivant à la Commission : « A l’âge de onze ans, sous l’ancienne république, j’ai marché contre des révoltés de 93, que nous avons vaincus et faits prisonniers, moi comme simple volontaire et mon père capitaine de la garde nationale. Ensuite est survenue l’invasion des troupes étrangères, près de nos murs, époque de 1814. Alors lieutenant de la garde nationale, je me suis battu, moi et mes soldats, pour repousser les assiégeurs. Nous avons eu, dans cette affaire, plusieurs citoyens de blessés mais nos blessures n’ont été que des blessures honorables puisqu’il s’agissait de repousser de notre territoire nos ennemis qui se présentaient. Le lendemain de cette journée, nous sommes allés, moi et mes soldats, à leur rencontre mais, par leurs forces supérieures, nous avons été forcés de battre en retraite et de nous replier dans notre ville. Leurs forces ayant augmenté, ils sont entrés dans la ville, au nombre de cinquante mille hommes [il fut sans doute proposé pour la Légion d’honneur par le maire de son village, mais le changement de régime empêcha sa nomination, N.D.A.] […]. Ensuite est survenue la révolution de 1830. Comme simple soldat de la IVe légion, 1re compagnie, je me suis battu dans les trois journées, dont j’ai reçu une blessure grave au bras gauche. A cette époque, et après l’ordre rétabli, comme ayant de la fortune, je n’ai pas cru devoir demander des récompenses nationales, mais depuis cette époque et comme ancien négociant, par suite de faillites considérables qui ont causé ma ruine complète puisqu’il est de toute vérité [que de] de plus de quatre cent mille francs, il ne me reste plus un sol de rente. J’ai tout payé et rempli mes engagements. Dans les journées de Février, je me suis montré et battu pendant deux jours […]. » Il sollicitait soit de faire partie des invalides civils, soit d’être nommé officier dans un corps ou dans la garde nationale ou dans l’état-major de la place, soit une place dans les forêts nationales, ayant déjà été dans sa jeunesse garde particulier. Son fils lui faisait parvenir des secours. Il fut recommandé par la Commission pour une place de gardien dans un jardin national. Il était veuf en 1848. Il demeurait 5, place de l’Hôtel-de-Ville, maison du café, en 1848. Archives de la préfecture de police AA 384.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.