Detourbet
Biographie
Il est inscrit sur les listes de la mairie du (ancien) IXe arrondissement comme n’ayant reçu aucun secours de la part de cette même mairie. Il signa, le 10 juin 1831, sous le nom de « Détourbet jeune, marchand de charbon de terre, demeurant 10, quai Saint-Paul », le certificat suivant pour attester que Besson, Henry avait fait placarder des affiches pendant et après les journées de Juillet : « Nous, soussignés, certifions et attestons avoir vu et lu les affiches dont copie [est jointe] d’autre part et que M. Besson a fait afficher publiquement et en divers endroits dans les derniers jours de juillet 1830. » Il demeurait 10, quai Saint-Paul en 1830-1831. Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de la préfecture de police AA 372 in dossier Besson, Henry. Voir internet il est dans Détourbet, syndic dans le commerce du charbon de terre… Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 403 in dossier Migeon, Nicolas un Detourbet, qui délivra, le 15 mars 1848, deux certificats en faveur de Migeon, Nicolas, comme quoi il avait participé à l’insurrection des 5 et 6 juin 1832 et à la Révolution de Février, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits à une pension auprès de la Commission des récompenses nationales. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitants de Paris, déclarons pour rendre hommage à la vérité que premièrement le citoyen Migeon, Nicolas s’est fait remarquer dans les journées des 5 et 6 juin 1832 comme chef à la tête d’un certain nombre de citoyens qui défendaient les barricades élevées pour la défense de nos droits dans le quartier de la Verrerie et notamment dans la rue Saint-Martin, rue Saint-Merri, rue Aubry-le-Boucher etc. Deuxièmement, que ledit Migeon a été plusieurs fois grièvement blessé dans ces deux journées et particulièrement dans la journée du 6 juin où il a perdu un œil par suite des coups de feu qui lui ont labouré la figure et la poitrine. Troisièmement que ce citoyen est connu pour ses opinions républicaines qu’il a toujours défendues énergiquement et dans toutes les circonstances où le peuple a pris les armes pour défendre ses droits méconnus par l’ancien gouvernement. Quatrièmement enfin, nous certifions qu’il est à notre connaissance que le citoyen Migeon a constamment donné des preuves de son courage et de son dévouement à la cause républicaine et qu’à ce titre il est digne, sous tous les rapports, de l’intérêt et de la bienveillance du gouvernement provisoire de la république, à qui nous le recommandons tout particulièrement. » Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je déclare que le citoyen Migeon a été gravement blessé aux journées des 5 et 6 juin 1832 aux barricades de Saint-Merri. »