Devirelode, Jean-Joseph

Biographie


Né vers 1788 à Tarbes (Hautes-Pyrénées). Ancien militaire. Il fut blessé, à Saint-Cloud, d’un coup de sabre reçu à la cuisse. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Devirelode s’est battu dans la rue Saint-Honoré, les jours du 27, 28 et 29 juillet 1830 et qu’à Saint-Cloud il a reçu un coup de baïonnette à la cuisse droite. » Signé : Lefèvre, A., capitaine d’état-major, aide de camp du général Lafayette. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Le maire d’Auteuil certifie que le 31 juillet, en faisant sa tournée et veillant aux besoins des patriotes qui traversaient la commune, vers les 2 heures de l’après-midi, il vit que l’on apportait de Saint-Cloud, sur un brancard, un officier blessé, qu’il s’empressa de lui offrir tous les secours que réclamait son état mais que ce brave officier, M. Devirelode, qui depuis 1800 a toujours fait partie de l’ancienne armée, ne voulut rien accepter et se rendit de suite à son domicile, rue du Faubourg-du-Temple n° 71. » Signé, le 27 septembre 1830 : Pitolet (voir Pitolet, Quentin), maire. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, officiers de la garde nationale de Boulogne, déclarons que M. Devirelode, officier de l’ancienne armée, commandait le 31 juillet une colonne parisienne à la prise du château de Saint-Cloud, que la blessure à l’arme blanche, qu’il venait de recevoir l’empêcha de continuer de maintenir le bon ordre qu’il avait commencé d’établir dans le château, me recommanda, en passant la grille dudit château de laquelle je commandais le poste au moment de son départ, de continuer à placer les factionnaires aux différents postes que la garde nationale occupaient, tel qu’il l’avait fait jusqu’à ce moment et d’empêcher autant qu’il me serait possible les dévastations que la populace pourrait faire. » Signé, le 27 septembre 1830 : Naveteux (voir Naveteux, Alexandre, Victor), lieutenant. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de cinquante francs le 15 décembre 1830, un secours de cinquante francs le 15 janvier 1831, un secours de cinquante francs le 15 février 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 11 décembre 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme blanche à la partie interne et moyenne de la cuisse droite, laquelle blessure n’a laissé après elle aucune incapacité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il cosigna avec une vingtaine d’autres médaillés la lettre d’Eric, Bernard (voir ce nom), président de la commission des médaillés de Juillet, et qui, en date du 20 juillet 1831, demandait qu’il y ait une unité du ruban auquel devaient être suspendues les croix et les médailles, des médaillés ayant été poursuivis pour avoir porté le ruban bleu, ruban qui suspendait la croix de Juillet, au lieu du ruban tricolore, ruban qui suspendait la médaille de Juillet. La demande était fondée sur ce que chaque citoyen avait le droit de porter le ruban national, et d’y suspendre une des nombreuses médailles qui avaient été frappées depuis la révolution (il cosigna la pétition, en tant que médaillé, chevalier de la Légion dhonneur et lieutenant au 10e de ligne ; il nest pas dans la base leonore de la Légion dhonneur) Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé 6, rue Dalayrac. Il était alors lieutenant de voltigeurs au 10e régiment de ligne. Il demeurait 71, rue du Faubourg-du-Temple en juillet 1830 ; hôtel du Saumon, passage du Saumon (mais 46, rue de Bourbon-Villeneuve in Archives de la préfecture de police AA 385) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 70 ; Archives de Paris VD3 1-2, 1830 Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement et lettre en date du 20 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/41 (sous le nom de Deverelode, Jean, Joseph) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 385. Voir Deverilode ?

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