Devos fils, Pierre
Biographie
Né à Chantilly. Bottier. Il remit, le 9 avril 1831, trois certificats de ses blessures reçues en juillet 1830. En 1834, retiré dans son pays à Chantilly-Condé (Oise), il réclama l’envoi de son certificat de médaillé. Le ministère de l’Intérieur lui répondit qu’il n’y avait que le nom de Devaux, Pierre, Vertu sur la liste des médaillés. Etait-ce le même ? a priori non. En 1834, il avait quatre enfants. En 1848, il envoya deux lettre à la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. La première, dans laquelle il réclamait « une récompense en faveur des services qu’il a rendus à la patrie dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830. A cette époque, j’ai fait plusieurs démarches pour l’obtention de cette récompense mais voyant que mes démarches restaient infructueuses j’ai cessé de réclamer. […] A l’appui de ma demande, je puis vous présenter, messieurs, plusieurs pièces sortant du cabinet royal et en outre cinq blessures, palpables, que j’ai reçues en combattant pour ma patrie […]. » Dans la seconde, il corrigeait sa requête : « […] Dans la première, il croit s’être expliqué qu’imparfaitement. La récompense que le citoyen Devos réclame en faveur de ses services n’est purement et simplement que le brevet de la médaille qui lui a été remise à cette époque par un membre du gouvernement provisoire. Ce brevet, pour lequel le citoyen Devos réclame aujourd’hui, il l’aurait indubitablement reçu alors ; mais ayant quitté la capitale quelques jours après avoir reçu ses blessures, pour se rendre dans son pays, où l’attendaient une femme et six enfants, il a négligé de réclamer et, quand il a fait des démarches à cet effet, on l’a à peine écouté. Cependant les blessures qu’il porte et les pièces qu’il possède sont des preuves incontestables de la part active qu’il a prise aux journées des 27, 28 et 29 juillet 1830. Sa demande fut rejetée par la Commission. Il demeurait 59, grand-rue à Chantilly en 1831-1848. Archives nationales F/1dIII/53 ; Archives nationales F/9/1154, récompenses de Juillet 1831-1832 ; Archives de la préfecture de police AA 385.