Diday, Pierre, Augustin, Henri, Maurice
Biographie
Né le 25 juillet 1809 à Grenoble (Isère), fils de Diday, Pierre, Maurice, directeur des contributions indirectes, et de Letourneau, Marie, Caroline, Ernestine, son épouse. Elève de l’Ecole polytechnique. La sous-commission chargée d’examiner les droits à une récompense honorifique des élèves de l’Ecole polytechnique et passés en 1831 élèves ingénieurs des Ponts et Chaussées et des Mines à Paris, sous-commission composée de Zeiller (voir Zeiller, Antoine, Jacques, Eugène), Lacroix (voir Lacroix, Jean, Charles) et Bouniceau (voir Bouniceau, Pierre), délivra à son sujet, en date du 14 mars 1831, un rapport qui établissait qu’il avait « combattu en uniforme dans les journées de Juillet », circonstance qui lui permettait d’obtenir la croix de Juillet. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Nous empruntons à l’ouvrage Les ingénieurs des mines du XIXe siècle les informations biographiques suivantes : « En août 1837, les ingénieurs des mines Diday et Villeneuve quittèrent leur résidence de Marseille pour éviter le choléra et se réfugièrent à Grenoble. Ils furent l’objet d’un blâme du directeur général des mines. Seul Villeneuve, qui avait déjà perdu la moitié de sa famille dans le choléra de 1835, bénéficia de circonstances atténuantes. Diday fut chargé, de 1848 à 1852, de la direction du séquestre de la ligne de chemin de fer Marseille-Avignon. Ses brillants états de service lui valurent de devenir en 1852 Directeur général de l’exploitation des Chemins de Fer de Lombardie, d’abord avec l’assentiment officiel des pouvoirs publics français, puis employé à partir de 1866 par cette société à capitaux français dont le siège était à Paris. Diday asura à partir de 1851 la surveillance des établissements de la Compagnie des Fonderies et Forges d’Alais, pour le compte du gérant, M. Drouillard. C’est à ce titre qu’il fit intervenir Combes comme ingénieur-conseil auprès de cette compagnie en 1855. Il termine sa carrière comme Inspecteur général des mines, chef du service du chemin de fer du Nord. » Il demeurait à l’Ecole des Ponts et Chaussées (mais élève à l’Ecole des Mines in Archives de Paris VK3 17) en 1831. Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 211 ; Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 210 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Les ingénieurs des mines du XIXe siècle, Thépot, Editions Eska, 2000.