Didier, Clovis, Louis, Auguste
Biographie
Né le 20 février 1812 à Anvers (Belgique). Artiste. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier : « Nous, soussignés, certifions qu’il est à notre connaissance que le sieur Clovis, Louis, Auguste Didier, de Neuilly, s’est conduit avec distinction pendant les journées des 28 et 29 juillet et qu’il n’a cessé de donner des preuves éclatantes de courage et de patriotisme et notamment pendant la journée du 29, où il s’est réuni à plusieurs citoyens de cette commune pour se porter à la caserne de Courbevoie et s’y procurer des armes. Certifions en outre qu’il est à notre connaissance que, malgré l’arrivée d’un peloton de la garde royale venant de Saint-Cloud, qu’il a coopéré à faire rétrograder, il est un de ceux qui, par leur courage, se dont introduits dans la caserne et malgré la résistance et l’attitude menaçante des gardes royaux qui se trouvaient encore à la caserne, sont parvenus à se procurer des armes. » Signé, le 9 février 1831 : Legrand ; Marie ; Lepère ; Talot Hebert ; Turba ; Alexandre ; Grosseuvre. Le deuxième : « Nous, soussignés, Pierre, Henry, Hector Hebert et Jacques, Julien Talot, tous deux propriétaires et adjoints au maire de la commune de Courbevoie à l’époque des trois journées de juillet 1830, certifions qu’il est à notre connaissance que M. Clovis, Louis, Auguste Didier, de Neuilly, a, dans la journée du jeudi 29 juillet dernier, donné des preuves éclatantes de courage et de patriotisme. Nous avons remarqué que ce jeune citoyen, qui s’était rendu devant la caserne de Courbevoie à l’effet d’y obtenir des armes des gardes royaux qui y étaient restés, a été un de ceux qui se sont les premiers postés à la rencontre d’un peloton de gardes royaux armés, composé d’une trentaine d’hommes qui revenaient de Saint-Cloud et retournaient à leur quartier, et, par son courage et sa rare fermeté, a beaucoup contribué à faire rétrograder cette troupe. Il s’est exposé au plus imminent danger, en se détachant des habitants réunis, pour aller seul parlementer et engager fortement la troupe à retourner sur ses pas, ce qu’elle a, en effet, exécuté après avoir écouté le discours très à propos que lui avait tenu le sieur Didier. Après cet événement, nous, anciens adjoints susdits, survenus pour sommer l’autorité militaire occupant la caserne d’ouvrir les grilles et de livrer leurs armes aux citoyens. Nous avons encore remarqué le courage du sieur Didier, qui, malgré l’attitude fière et menaçante des gardes royaux, a été un de ceux qui se sont exposés à nous suivre dans ce moment dangereux et a beaucoup coopéré à la délivrance des armes. » Signé, le 8 février 1831 : Hebert ; Talot. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et comparut devant le jury le 10 février 1831. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831. Il demeurait à Neuilly (Hauts-de-Seine) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 43 ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Humbert, Farreau, Didier, Flaunet et Robert ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39).