Diosne, Jean, Baptiste, Auguste
Biographie
En 1831, il écrivit au roi afin de « vouloir bien lui faire accorder, ainsi qu’à ses deux fils, une gratification de la Commission des récompenses nationales comme ayant combattu dans les journées de Juillet et n’ayant obtenu ni demandé aucun secours ni décoration ». Il joignait à sa demande trois certificats (absents au dossier). Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’en conséquence, il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Il signa, le 22 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Groulon, Louis, Charles : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Groulon, Louis, Charles, voltigeur au 2e bataillon de la XIIe légion de la garde nationale, s’est conduit en loyal et brave citoyen dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830. Qu’il a été un des premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté et maintenir le bon ordre dans son quartier. Que le 28 il s’est transporté à la poudrière des Deux-Moulins pour distribuer des munitions aux gens armés. Qu’il s’est réuni le 29 à la place de l’Odéon et l’Estrapade pour s’emparer des postes et des casernes de la ville de Paris. De plus, qu’il fut au nombre de ces nombreux citoyens qui sont partis pour l’affaire de Rambouillet. » Puis pour le même, le 5 août 1831, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des réclamants : « Nous, René Déprez (voir Desprez, René, François), chevalier de la Légion d’honneur et décoré de Juillet, rue des Sept-Voies n° 33 ; Hérisson (voir Hérisson, Jean-Baptiste), décoré de Juillet, rue Saint-Jacques n° 211 ; Chapelle (voir Chapelle, Louis, François), décoré de Juillet, rue des Ursulines n° 6 ; Diosne (voir Diosne, Jean, Baptiste, Auguste), rue Saint-Jacques n° 201, certifions que le sieur Groulon, Louis, Charles s’est conduit en loyal et brave citoyen dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il a été un des premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté et maintenir le bon ordre dans son quartier. Que le 27, il ne fit rien de remarquable ; que le 28 il s’est transporté à la poudrière des Deux-Moulins, pour distribuer des munitions aux gens armés, et qu’après cela il fut présent à l’attaque du pont d’Austerlitz et ensuite à la Grève, étant sur le port au blé ; que le 29 il s’est réuni avec ses concitoyens pour s’emparer des postes et des casernes de la ville de Paris, qu’il s’empressa avec ses camarades du quartier à rétablir l’ordre parmi les prisonniers du Val-de-Grâce, ensuite prit les armes pour secourir la maison des Enfants-Trouvés, rue d’Enfer, sans oublier ses soins après cela pour la tranquillité publique, passant plusieurs nuits de suite à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. De plus, qu’il fut du nombre de ces nombreux citoyens qui sont partis pour l’affaire de Rambouillet. » Il était caporal des voltigeurs du 2e bataillon de la XIIe légion de la garde nationale. Il demeurait 201, rue Saint-Jacques en 1831. Archives nationales F/1dIII/53 ; Archives de la préfecture de police AA 391 in dossier Groulon, Louis, Charles.