Dockendorff, Joseph

Biographie


Sellier. Blessé au talon, il reçut un secours de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut (sous le nom de Dockendorf, Joseph), après la révolution, un total de cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1831, il était garde municipal, caserné aux Minimes. Il était l’un des signataires (il signe Dockendorf) de la pétition présentée par Pichon, Pierre, Augustin, en 1841, à l’effet d’obtenir une pension alimentaire pour les décorés de Juillet nécessiteux, en récompense des services rendus en juillet 1830. Cette pétition était ainsi rédigée : « Des combattants décorés de Juillet, au nombre de six cents environ, se trouvant dans le besoin, ont cru devoir s’adresser à la Chambre des députés afin d’obtenir une pension alimentaire en récompense des services rendus à la France en 1830. Deux pétitions à la Chambre en 1840 et 1841 et deux rapports favorables avec renvoi à monsieur le ministre de l’Intérieur n’ont amené aucun résultat satisfaisant. […] Aux démarches nombreuses que nous avons faites en notre qualité de délégués, il nous a été répondu en substance : 1°) Au ministère de l’Intérieur : “Votre demande a été soumise au Conseil ; elle a été rejetée à l’unanimité ; nous ne voulons demander à la Chambre aucun fonds pour vous, il y a un déficit de six cents millions [ce paragraphe était noté comme nayant pu être dit et nayant pas été dit, par l’employé de l’administration qui le lut pour le traiter, N.DA.].” 2°) Par plusieurs députés : “Nous ne pouvons faire de proposition à la Chambre pour augmenter le fonds exigu de secours, malgré notre désir d’adoucir vos souffrances. C’est au ministre à faire cette proposition, elle sera accueillie avec faveur. Les Chambres en 1830 n’ont voté qu’une récompense honorifique pour les combattants non blessés parce qu’elles ont dû penser que le gouvernement nouveau les prendrait sous sa protection bienveillante, les récompenserait par des emplois selon leurs capacités. Ce n’est pas notre faute s’il n’en a pas été ainsi. Le ministère refusant à faire des demandes en votre faveur, il serait convenable que vous fissiez une demande directe au roi, élu par suite de la révolution à laquelle vous avez concouru, investi de tous les avantages attachés à la couronne. Juste, généreux, magnanime, le roi, votre protecteur naturel, s’empressera de redresser les torts dont vous vous plaigniez et comme il ne s’agit que de cent quatre-vingt mille francs par an, il vous accordera sur sa liste civile la modique pension alimentaire que vous sollicitez. [ce paragraphe était noté comme inconvenant, par l’employé de l’administration qui le lut pour le traiter, N.DA.]” Dans cet état de choses, Sire, nous prenons la liberté de nous adresser aux bontés du roi. Nous osons espérer que Sa Majesté daignera venir au secours de six cents combattants décorés de Juillet dans le besoin et nous accordera une pension alimentaire sur sa liste civile. Notre reconnaissance sera profonde, notre dévouement, entier. Nous avons l’honneur, etc. » Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de soixante francs en 1850, en 1852 et en 1853, à titre de décoré de la croix de Juillet. Il demeurait 12, rue Bourbon-Villeneuve en septembre 1830 ; 24, rue Marie-Stuart sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B ; 64, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1831 ; 26, rue Neuve-Saint-Laurent en 1850 ; 30, rue du Vert-Bois en 1852-1853. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pichon, Pierre, Augustin ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853 (sous le nom de Dockendorff, François), Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109 (sous le nom de Dockendorff, François, Joseph), idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de Dockendorff, François, Joseph), idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220 (sous le nom de Dockendorff, François, Joseph), idem Proposition d’accorder à dix décorés de Juillet 1830 et à un blessé de juin 1848 par accident des secours s’élevant ensemble à 605 francs, minutes 272-275, en date du 28 février 1853 (sous le nom de Dockendorff, François, Joseph).

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