Dotsabide, Martin

Biographie


Né à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Ouvrier facteur de pianos chez Pape, 40, rue de Valois depuis 1827. Il fut blessé. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Dolsabite sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Dossabide, Martin), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1831, toujours employé dans l’établissement de Pape, mais maintenant 19, rue des Bons-Enfants, où, selon ce dernier, il se conduisait « avec honneur et probité », garde national à la 3e compagnie du 3e bataillon de la IVe légion, depuis sa formation, où il avait « toujours fait un service actif et volontaire » et s’était toujours trouvé « dans les émeutes, pour le maintien du bon ordre », selon son capitaine, veuf depuis trois ans, il sollicita l’admission, aux frais du gouvernement, de sa fille, âgée de sept ans et demi, dans une pension d’éducation, incapable qu’il était, à cause des interruptions dans ses travaux ou des diminutions dans les prix de main-d’œuvre, de lui donner une éducation convenable, et pour laquelle il payait alors une pension de vingt francs par mois. « Cette faveur, ajoutait-il, comblerait tous ses vœux, et il la considérerait comme la récompense de la conduite qu’il a tenue dans les glorieuses journées de Juillet et une indemnité de la blessure qu’il a reçue, blessure d’autant plus grave qu’elle affaiblit à jamais sa santé et que par la perte qui a été faite par la Commission des certificats les plus honorables qu’il avait produits, il a été rangé dans la série des blessés non classés et n’a obtenu que la médaille, tandis que ses titres lui donnaient droit à la croix ». Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1831. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs le 28 juillet 1833 (contre la remise de son brevet, mesure curieuse mais ordonnée par le préfet de police), à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1834, il sollicita des secours, expliquant ainsi sa situation : « Après avoir gardé sa femme malade et alitée pendant quatre ans, il se détermina à l’envoyer à Bayonne, espérant que l’air natal serait favorable à sa santé, mais elle y est, au contraire, morte. Alors il s’est vu obliger de rappeler auprès de lui, à Paris, sa fille, âgée de dix ans, qui avait suivi sa pauvre mère pour sa consolation. La longue maladie de son épouse et les deux voyages qu’elle a occasionnés ont jeté l’exposant dans la plus grande pénurie. Mais un autre malheur lui était réservé. Pendant qu’il était à son travail, au-dehors, on lui a volé dans sa chambre ses meilleurs effets en habillement, linge de corps, draps de lit, etc. de manière qu’il est maintenant dans le dénuement et le désespoir. » Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Veuf depuis peu de temps, il a une fille de dix ans à sa charge. Ses moyens d’existence ne consistent que dans le produit de son travail comme ouvrier facteur de pianos. Sa position paraît extrêmement gênée. Depuis dix ans qu’il demeure rue des Deux-Ecus, n° 42, sa conduite a toujours été exempte de reproches. » Il reçut, en 1834, un secours de soixante-quinze francs. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré, de cinq francs en 1834, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1836, sa situation ne s’était pas améliorée et il expliquait qu’il était affligé « depuis dix mois de douleurs rhumatismales qui le privent de l’usage du bras et par conséquent de se livrer à son travail. Ayant épuisé toutes ses ressources pour exister, ainsi que sa fille âgée de douze ans. Il se trouve dans la position la plus déplorable. C’est pourquoi, comme ancien militaire, comme garde national ayant fait son service avec zèle, tout le temps que ses forces le lui ont permis, comme blessé et décoré de la médaille de Juillet, sans pension, il vous supplie de lui accorder votre protection pour que sa fille, qu’il ne peut plus nourrir, soit placée comme orpheline de Juillet, puisque son malheureux père ne peut plus rien faire pour elle, ou pour lui accorder des secours qui lui permettent de la faire exister. » Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré, de quatre francs et trente-cinq centimes en 1836, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849 et en 1850, un secours de soixante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 42, rue des Deux-Ecus de 1824 à 1837 (il donnait comme adresse en 1831 « chez Payen à Vaugirard » in Archives nationales F/1dIII/39 sur les listes de la Commission des récompenses nationales) ; passage des Panoramas, 10, galerie de la Bourse en 1849 ; à l’hospice des Incurables, 150, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1850 ; hospice des Récollets dans le faubourg Saint-Martin en 1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 71 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Etat nominatif des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement dont les brevets déposés par eux à la mairie en recevant le 28 juillet 1833 la somme de vingt-cinq francs ont été envoyés à la préfecture de police au désir de la lettre de M. le préfet en date du 27, Noms des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, Etat nominatif des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels a été répartie la somme de cent cinquante-deux francs attribuée au VIe arrondissement par la lettre de M. le ministre de l’Intérieur en date du 27 juillet 1836 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, idem Souscription nationale, secours accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet aux décorés de la croix ou de la médaille, non blessés et nécessiteux, lettre de M. le préfet du 25 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/53 ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Duché, Jean ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Yves ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Etat de répartition de secours imputables sue le chapitre 25 bis du budget de 1850 (secours à divers titres), minutes 148-149, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Dotsabide, Martin, Pierre).

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