Doublet, Alexandre
Biographie
Né le 16 mars 1797 à Rouen (Seine-Maritime). Mercier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut, comme médaillé, la somme de vingt-cinq francs auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution. Il reçut un secours de soixante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 27, rue de l’Ecole-de-Médecine en 1831 ; 20, rue de la Madeleine en 1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 631 n° 1, état nominatif des citoyens décorés de la médaille, auxquels il a été payé une gratification de vingt-cinq francs ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 43 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184. Il y a in Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Jonasse un Doublet, qui apostille ainsi la demande présentée, en juillet 1831, par Jonasse, pour obtenir une distinction honorifique en raison de la participation qu’il avait prise à la protection du poste de la place Saint-Michel à partir du moment où ce dernier fut attaqué : « Je certifie qu’étant chef de poste à la mairie du (ancien) XIe arrondissement après les trois immortelles journées de Juillet, M. Jonas, grenadier, m’a apporté pour être consignées le reste des cartouches, balles et poudre renfermées dans deux barils qu’il avait réservés, d’où je les ai consignés au magasin près le corps de garde. » In Archives de la préfecture de police AA 399 in dossier Ligné, Charles, il y a un Doublet « combattant de Juillet », qui signa, le 15 août 1830 ou 1831, le certificat suivant en faveur de Ligné, Charles, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, combattants de juillet 1830, certifions à qui de droit que le sieur Ligné, Charles, demeurant rue du Paon n° 8, faubourg Saint-Germain, s’est distingué dans les mémorables journées de notre révolution et principalement dans celles des 28 et 29. Le 28, il est allé à l’Hôtel de ville, il a pris part au combat qui s’est engagé entre la garde royale, l’artillerie et les citoyens. Il se distingua dans cette affaire par son courage. Le soir, forcé d’abandonner l’Hôtel de ville, il s’est joint à ses camarades et se sont dirigés sur le pont des Arts, où il contribua de tous ses efforts au combat de l’Institut. Le 29 au matin, il s’est dirigé vers la rue de la Monnaie et avec assez de peine il est parvenu à arriver sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois, où il se distingua en se battant contre la troupe jusqu’à la prise du Louvre. Ayant appris qu’il existait encore de la résistance à la caserne de Babylone, il s’y est transporté et a pris part au combat jusqu’à la prise de cette caserne, où il entra un des premiers. Ayant été remarqué par son courage et comme ancien militaire par son adresse, les combattants soussignés lui donnèrent leur confiance pour la distribution des armes dans cet endroit. » Il ajoutait de plus « avoir vu le sieur Ligné dans les journées de Juillet se distinguer un des mieux de notre arrondissement ».