Dours, Alexandre

Biographie


Typographe à l’imprimerie Marc-Aurel, 12, rue Richer en 1848. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. Dans la lettre qu’il fit parvenir à cette Commission, il faisait état de sa participation à la révolution de Juillet et donnait quelques indications biographiques. Cette lettre était ainsi rédigée : « Lors de la révolution de 1830, j’étais venu à Paris pour étudier la médecine. Mêlé aux combattants, je reçus deux blessures, comme il est attesté par le certificat ci-joint. Enthousiaste de la révolution, je ne tardais pas à me joindre aux volontaires parisiens et partis pour l’Afrique. Arrivé à Toulon (Var), je me suis enrôlé au 17e régiment de ligne, où successivement je suis arrivé au grade de fourrier. Le citoyen Foincelin, du 17e de ligne (pétition du 20 mars 1848), alors mon collègue, me fit recevoir dans la compagnie franche à Perpignan. Des congés illimités, par ancienneté de grade, ayant été accordés, je partis avec leur consentement et l’autorisation d’affilier autant que possible de membres à notre club. Mes démarches actives étaient couronnées d’un plein succès, lorsque, livrés par un faux frère, je suivis le sort de mes camarades d’armes, eux jetés dans les prisons du Castillat à Perpignan, moi dans celle de Toulouse, d’où je fus extrait pour être conduit à Perpignan. Par des circonstances que j’ignore, je fus relaxé arrivé à Narbonne et malgré mes démarches pour être conduit auprès de mes camarades, je ne pus réussir. Plus heureux que moi, ils ont payé la dette de tout bon républicain sur le sol d’Afrique, bonheur que je leur envie encore aujourd’hui. N’ayant rien réclamé ni reçu à titre d’indemnité, si vous me jugez digne d’être inscrit au nombre des méritants, j’accepterais volontiers ce que vous me désignerez. La Révolution de Février m’a vu aux barricades. Je suis toujours prêt à y descendre pour défendre la république. » Il joignait à sa demande un certificat, en date du 11 août 1831, signé de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, qu’il était inscrit sur le registre des blessés de Juillet de l’arrondissement, comme ayant reçu une blessure au bras droit et une autre à la jambe droite, le 28 juillet 1830, blessures constatées par Boucher-Duga (voir Boucher-Dugua, Nicolas), médecin et chirurgien-major de la IIe légion de la garde nationale. Sa demande fut rejetée par la Commission, Dours n’ayant toujours pas, en octobre 1848, répondu aux convocations de la Commission. Il demeurait 12, rue Richer en 1848. Archives de la préfecture de police AA 385. Il nest pas sur dautres listes de blessés alors quil est reconnu comme étant sur les listes de blessés tenues par la mairie ?

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.