Drapeyron, Léonard

Biographie


Né le 14 décembre 1803 à Saint-Yrieux (Haute-Vienne). Ouvrier bijoutier en or. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet, le 14 mars 1848, à la Commission la lettre suivante : « […] En juillet 1830, il a combattu au marché des Innocents, à la prise du Louvre et à la caserne de Babylone, où ses camarades l’ont nommé caporal, grade qu’il a conservé dans le régiment de la charte, ainsi que dans le 9e léger, où il était parti comme volontaire pour défendre le territoire en cas d’invasion étrangère. Il a également combattu aux affaires de juin [1832, émeute républicaine à l’occasion de l’enterrement du général Lamarque, N.D.A.] dans le cloître Saint-Mery et dans la rue Saint-Martin. Aux affaires d’avril [1834, autre soulèvement républicain, N.D.A.], rue Beaubourg, il est resté toute la nuit à faire des barricades, jusqu’à 5 heures du matin, moment auquel la troupe s’en est emparée. Aux affaires de février 1848, il a été fait prisonnier par les gardes municipaux dans la rue Bourg-Labbé et il a coopéré activement à la prise des Tuileries. Il a fait partie de la Société des droits de l’homme jusqu’aux affaires d’avril, section des travailleurs, siège cité d’Orléans, boulevard Saint-Denis. Il a refusé la décoration de Juillet, qui lui avait été proposée et il n’a jamais rien reçu à titre de récompense nationale mais, aujourd’hui, se trouvant dans le besoin, faute d’emploi, il demande à la patrie de lui accorder des moyens d’existence. Il a la certitude qu’elle ne lui fera pas défaut […]. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, capitaine commandant de ladite compagnie, certifie et atteste que le nommé Drapeyron, Léonard, caporal de ma compagnie, a assisté comme moi à Paris, aux mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, pendant lesquelles il a combattu pour la défense de nos libertés ; que, comme moi, il a fait partie de la garde nationale mobile et du 2e régiment de la Charte et que, dans toutes les occasions, il a donné des preuves d’un attachement sincère à nos libertés et de dévouement au roi citoyen que la France a choisi, et que depuis qu’il est dans le 9e léger je n’ai rien à lui reprocher sur sa conduite. » Signé, le 4 janvier 1831 : Driancourt, capitaine de la 1re compagnie, du ... bataillon du 9e régiment d’infanterie légère. Il fut proposé par la Commission pour une somme une fois payée. Il était veuf et avait sa belle-mère âgée de soixante-treize ans et infirme à charge en 1848. Il demeurait 19, rue du Clos Bruneau, chez Mme Cléry, en 1848. Archives de la préfecture de police AA 386.

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