Duban, Adrien, Louis, Sixte

Biographie


Né vers 1788 à Paris. Vérificateur. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Lors de nos mémorables journées, je me rendais au poste de Chaillot, pour y monter la garde quand je rencontrai M. Destains, propriétaire, que je n’avais pas l’avantage de connaître mais qui cependant m’invita à m’adjoindre à lui pour le seconder dans ses pénibles et fatigantes occupations. J’obtempérai d’autant plus volontiers à ses désirs que j’avais été à même d’admirer le dévouement qui a porté ce jeune homme à se mettre à la tête de la population armée ; dès ce moment, je ne le quittai plus et lui offris tous mes secours, faisant auprès de lui les fonctions de secrétaire, prenant ses ordres pour l’approvisionnement des subsistances, allant avec lui visiter les postes de nuit, etc. Au moment où je crus entrevoir que mes services ne lui étaient plus utiles, je revins chez moi et je m’occupai, de mon propre mouvement, d’un recensement pour arriver à l’établissement d’un contrôle de garde nationale à Chaillot. Je travaillais à ce recensement quand je fus accosté par M. Jéramec, Raphaël, qui m’exhiba une nomination qu’il s’était procuré à la mairie et d’après laquelle il était investi des fonctions de sergent-major provisoire. Je n’en continuai pas moins les travaux que j’avais entrepris et malgré la nomination de M. Jéramec, Raphaël, je puis avancer sans vanité que je fus plutôt aidé par lui que je ne l’aidai moi-même puisque tout le travail relatif à la garde nationale était fait et concentré chez moi. Ces faits, Messieurs, sont de la plus exacte vérité et ce qui, seul, pourrait servir à le prouver c’est que n’habitant Chaillot que depuis trois mois j’ai été honoré des suffrages de mes compatriotes, auxquels je dois de remplir les fonctions de sergent-major dans la compagnie de voltigeurs du 4e bataillon de la Ire légion. Je ne pense pas, Messieurs, que ma conduite mérite une récompense : elle est celle d’un Français bon patriote. Si, contre mon attente, vous en jugiez autrement je me bornerais à prendre la liberté de vous prier de me recommander à M. le maréchal ministre de la Guerre, dont j’ai déjà imploré la justice et la bienveillance, afin d’être réintégré dans les bureaux du ministère, d’où j’ai été évincé le 1er avril 1822, après douze ans et six mois de services irréprochables. Ci-joint, Messieurs, est le certificat qui m’a été délivré dans le temps par M. Destains. » Le certificat de Destains était ainsi rédigé : « Je, soussigné, commandant provisoire de la place de Chaillot pendant les journées des 27, 28, 29, 30 et 31 juillet, certifie que M. Duban, Adrien, ex-employé au ministère de la Guerre, domicilié à Chaillot, nous a puissamment secondé de son zèle et de ses moyens dans les circonstances difficiles où nous nous sommes trouvés et que plus récemment encore il a fait preuve de dévouement à la chose publique par sa prompte coopération à l’établissement de nouveaux contrôles pour le rétablissement de la garde nationale sédentaire à Chaillot […]. » Signé, le 2 août 1830 à Chaillot : Destains. Duban demeurait 13, rue de Chaillot en 1830. Comptes généraux présentés par le ministre secrétaire dEtat de la Guerre, session de 1826, p. 264, Indemnités temporaires accordées en vertu de la décision royale du 14 octobre 1821 aux employé réformés de l’arriéré du ministère de la Guerre ayant plus de quatre ans de service mais non susceptibles d’obtenir une pension, Paris, Imprimerie royale, 1826 ; Archives de Paris VK3 43 (sous le seul nom de Duban, Adrien).

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