Dubarry, Pierre, Jean, Charles, Joachim

Biographie


Né le 24 juillet 1808 à Condom (Gers), fils de Dubarry, Jean, Marie, receveur principal, et de Drouillard, Eulalie, Do...de, Julie, son épouse. Commis voyageur. Il combattit avec son cousin, avec lequel il demeurait, et fut gravement blessé (le 29 juillet in Archives nationales F/1dIII/33). Transporté à son domicile, il y mourut, sans doute le 31 juillet suivant. Le Constitutionnel du 12 août 1830 donne sur lui les indications suivantes : « Parmi les nobles victimes tombées en combattant pour la patrie, la ville de Condom (Gers) doit compter avec orgueil l’un de ses enfants, le jeune Joachim Dubarry, frappé d’une balle mortelle au milieu de la mêlée où il s’était distingué de la manière la plus brillante. La dernière dépouille de ce jeune citoyen, mort avant le temps, pour une si belle cause, a été conduite avant-hier au champ du repos, au milieu d’une foule de jeunes gens du commerce, d’étudiants des deux écoles, et de deux détachements de gardes nationaux. » Le Figaro, en date 7 août 1830, précisait que « quelques parents et amis, escortés d’un piquet de la garde nationale, accompagnaient au cimetière de Vaugirard ». Et pourtant Guilmette, ordonnateur des pompes funèbres du (ancien) XIe arrondissement, donnait son nom comme une des personnes qu’il avait enterrée au cimetière du Montparnasse, son corps transporté sur des bâtons, juste après les journées de Juillet. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le nom de Dubarry fut inscrit sur les tables du Panthéon. Son père, Dubarry, Jean, Marie, Auguste, contrôleur des contributions dans le Gers depuis vingt-deux ans, refusa la pension et sollicita, en remplacement, avec l’appui du député Salvandy, une place d’inspection des contributions. Un frère obtint une demi-bourse dans un collège royal. Sa mère se nommait Drouillart, Eulalie (?), Julie. En 1840, le père demanda l’exemption du service militaire pour un autre de ses fils, attendu qu’il en avait perdu un pendant la révolution de Juillet. Dubarry, Pierre, Jean, Charles, Joachim demeurait avec son cousin, 5, rue du Pont-de-Lodi, une chambre vis-à-vis l’imprimerie de Didot ; son père à Condom au moins en 1831-1841. Le nom de Dubarry (P.-J. Dubarry) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Le Figaro, 7 août 1830 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Dubary) ; Archives de Paris VK3 32, (ancien) XIe arrondissement, une liste de morts ; Archives nationales F/1dIII/33 état des places et faveurs accordées par le gouvernement, à la suite de la révolution de Juillet et des événements qui s’y rattachent et en considération de la part qu’y ont prise les impétrants ou leurs familles et Commission des récompenses nationales, état de six demandes formées uniquement pour obtenir l’inscription au Panthéon du nom d’un égal nombre de victimes de Juillet et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 81 (sous le nom de Dubarry, Pierre, Joachim), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Archives de la préfecture de police AA 391 in dossier Guilmette, Aimable, Louis, Etat nominatif des personnes qui ont été inhumées et transportées à bras, au brancard, à lépaule et sur des bâtons au cimetière du Montparnasse ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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