Dubocq, Louis

Biographie


Né le 9 ventôse an XII (le 28 février 1804) à Paris. Garçon couvreur. Il se battit dans les journées des 27, 28 et 29 juillet ; au pont d’Arcole, où Giraud fut témoin « de sa bravoure et de son courage pour la cause de la liberté » ; rue des Brodeurs, où il participa aux assauts lancés contre les Suisses pour s’emparer de la caserne de Babylone ; là, il fut grièvement blessé par un coup de feu reçu dans la main gauche et superficiellement par un autre reçu à la jambe droite ; il marcha cependant, le 31 juillet, vers Saint-Cloud et se comporta « en brave citoyen, rétablissant l’ordre lorsque le château a été évacué par les troupes et montant les gardes avec vigilance ». Il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud depuis le 18 septembre 1830 jusqu’au 19 octobre suivant. Il reçut (sous le nom de Duboque) un secours de soixante-dix francs sur les listes du Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le 13 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Lefrand, Pierre, Alexandre (voir ce nom), maçon, demeurant 12, rue Traversine ; Besson, Alphonse (voir Besson, Nicolas, François, Alphonse), imprimeur, demeurant 27, rue Saint-Jean-de-Beauvais ; Moinon, Casimir, Julien (voir ce nom), maçon, demeurant 13, rue Marivaux. Ils déclarèrent connaître Dubocq, Louis et savoir « que le jeudi 29 juillet il se battait rue des Brodeurs contre les troupes suisses pour s’emparer de la caserne de la rue de Babylone et qu’entre midi et 1 heure il reçut une balle à l’index de la main gauche ». Le 14 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Mandron, François, Simon, bouquiniste, demeurant 3, rue des Grands-Degrés ; Moinon, Casimir (voir Moinon, Casimir, Julien), maçon, demeurant 13, rue Marivaux. Ils certifièrent que Dubocq, Louis « ne possède aucune fortune personnelle, qu’il n’a pour moyen d’existence que son état de garçon couvreur et qu’enfin il est évident que sous le rapport de sa situation pécuniaire il a des droits réels à l’obtention d’une pension à titre de récompense nationale ». Il était porteur de deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Dubocq, Louis s’est comporté d’une manière digne d’éloges dans les journées des 27, 28 et 29 juillet. Le pont d’Arcole a été témoin comme nous de sa bravoure et de son courage pour la cause de la liberté. Blessé grièvement à la caserne Babylone, il poursuivit encore les Suisses avec acharnement mais, affaibli par ses blessures, il fut obligé de se retirer. » Signé, le 31 août 1830 : Giraud. Suivait l’apostille de Constant-George (voir Constant, Georges, Jean, Louis), demeurant 24, rue de la Chaise, qui certifiait les faits relatifs à la prise de la caserne de Babylone. Le second certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le nommé Dubocq, Louis a marché avec moi le samedi 31 juillet sur Saint-Cloud, malgré des blessures, l’une à la jambe l’autre à la main, reçues dans les journées précédentes. Il s’est comporté en brave citoyen, rétablissant l’ordre lorsque le château a été évacué par les troupes et montant les gardes avec vigilance. » Signé, le 26 août 1830 : Lefrançois (voir ce nom), élève de l’Ecole polytechnique. L’index gauche fracturé, il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Soigné lui-même par le docteur Fischer, il signa, avec de très nombreux autres blessés, la lettre adressée au roi par Dégenetais, pharmacien qui avait ouvert l’ambulance de la rue des Pyramides, en faveur de Fischer, Antoney, Lax, qui avait donné ses soins dans cette même ambulance. Il était veuf. Il avait à charge sa mère, âgée de cinquante-cinq ans en 1830. Il demeurait 7, rue Planche-Mirbray en 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 19 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 20 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 49 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIIe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 103 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 8-9 état des pensionnaires (sous le nom de Duboc, Louis) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 3e classe.

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