Dubos, Constant, Antoine

Biographie


Né le 3 février 1808 à Paris, fils d’Eloy-Constant Dubos, professeur de rhétorique au lycée impérial de Paris, auteur de plusieurs œuvres de poésie, et de Françoise-Anastasie Massart. Etudiant en médecine. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il y prêta son serment de décoré de la croix de Juillet, le 6 juin, reçut sa croix le 11 juillet et son brevet le 8 septembre 1831. Proposé pour un emploi de chirurgien sous-aide par la Commission des récompenses nationales, il fut nommé, le 23 avril 1831, sous-aide chirurgien et affecté à l’hôpital militaire de Sedan. Il reçut une somme de trois cents francs à titre d’indemnité de première mise, le 14 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Constant-Dubos), auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il fut reçu docteur en médecine avec une thèse De l’orchite aiguë (1834). Il publia une ode A ma pipe, au tabac (Paris, 1841) et une Ode à P. J. David d’Angers, sculpteur (Paris, 1843) qui obtint le prix ouvert par la ville de Béziers. David d’Angers réalisa, en 1846, un médaillon à son effigie. Il demeurait 121, rue Saint-Jacques en 1830 ; collège Louis-le-Grand en 1831 in Archives nationales F/1dIII/36 ; à Sedan en 1831. Nous empruntons au Dictionnaire biographique de Maitron la notice biographique qui lui est consacrée et ainsi rédigée (sous le nom de Dubos, Constant, Antoine) : « Né à Paris le 3 février 1808. Chirurgien militaire jusqu’en 1835, il s’établit médecin à Paris en 1841 et pratiqua la médecine en amateur pour les pauvres. Combattant de Février, lieutenant de la garde nationale, dont il démissionna bientôt, il était, en 1848, membre du club de la Révolution et, avec Hubert qui le présidait, du club du Progrès. Délégué au Comité démocratique socialiste pour les élections de la Seine en 1850, il s’occupait surtout de littérature et était l’auteur d’une traduction remarquée de Juvénal. Arrêté en décembre 1851 comme “meneur du parti révolutionnaire”, il fut libéré » Maitron donne les références biographiques suivantes : Archives du ministère de la Guerre, B 417. Nous empruntons au site Internet de l’Académie de Stanislas la notice biographique qui lui est consacrée et ainsi rédigée : « Son admission comme associé correspondant, le 15 février 1854, est consécutive à l’envoi d’une traduction en vers des Satires de Juvénal, qui “se recommande par une exactitude telle, que le lecteur y retrouve pour ainsi dire à la même place que dans l’original les mots, les traits, la couleur qu’il fallait reproduire”. Les seuls renseignements que nous possédons sur lui sont ceux qui sont contenus dans les préfaces de ses deux éditions des Satires. Il explique dans la première : “Que si l’on me demande pourquoi j’ai signé du titre de médecin une œuvre purement littéraire, je répondrai que ç’a été pour éviter d’être, par la ressemblance des noms, confondu avec mon père. Cuique suum. Mon père, qui professa, non sans quelque distinction, la rhétorique au collège Louis-le-Grand, a publié en son temps un recueil d’Idylles sur les fleurs et une traduction de Martial.” Dans la seconde de ses préfaces, il s’affirme républicain et évoque les épreuves qu’il a traversées à l’époque du Second Empire, qu’il qualifie de “dictature”. Il dit avoir fait partie de la Solidarité républicaine, fondée par Charles Delescluze et Ledru-Rollin, ainsi que du “comité démocratique socialiste qui porta Eugène Sue à la représentation nationale”. Il y raconte les persécutions dont il a été victime de la part de la justice impériale. On notera qu’à l’époque où il a été admis comme associé correspondant Constant Dubos avait déjà été condamné pour motifs politiques et avait déjà purgé une peine de prison. L’académie ignorait-elle cette situation ? Nous ne possédons malheureusement pas le rapport de la commission centrale qui a conclu à son admission. Il est donc difficile de dire si elle a voulu ou non braver le pouvoir établi. La date de son décès ne nous est pas connue mais sa disparition est signalée dans les Mémoires de l’Académie de 1873. [Jean-Claude Bonnefont, Alain Petiot. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Dubos, Constant) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 (sous le nom de Dubos, Constant) ; Archives de Paris Vbis7K4 1, Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, Xe arrondissement (sous le nom de Dubos, Constant) ; Archives de Paris Vbis7K4 3 contrôle nominatif des citoyens décorés de la croix de Juillet du Xe arrondissement (sous le nom de Dubos, Constant) ; Archives de Paris VK3 12 (sous le nom de Dubos, Constant) ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement (sous le nom de Dubos, Constant) ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, ministère de la Guerre, emplois d’officiers de santé, d’officiers d’administration des hôpitaux militaires de chirurgiens et d’officiers dans le bataillon d’ouvriers (sous le nom de Dubos, Constant) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Dubos, Constant) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Dubos, Constant) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Dubos, Constant) ; Archives de l’Académie de Stanislas: dossier de Constant Dubos, procès-verbaux manuscrits, vol. 4, f° 532 ; Mémoires de l’Académie de Stanislas (1854), p. lxxv, (1873), p. lxxiv. Voir Constant-Dubosc ?

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