Ducancel, Charles
Biographie
Suite à une demande qu’il présenta d’obtenir la croix de la Légion d’honneur, pour sa participation aux événements qui marquèrent la révolution de Juillet à Marseille (Bouches-du-Rhône), le préfet de l’Oise donna les renseignements suivants sur son compte au ministre de l’Intérieur : « La Commission des récompenses nationales de Paris a pris pour règle de ses décisions, de ne présenter pour la décoration spéciale que ceux qui ont couru risque de la vie, soit en combattant soit en prenant une part active aux acte de résistance qui ont signalé cette mémorable époque. Cette règle semblerait devoir exclure M. Ducancel des propositions de la Commission, et lui-même paraîtrait l’avoir senti car c’est la croix de la Légion d’honneur qu’il a sollicitée. […] Quant à M. Ducancel, je puis vous donner dès à présent des renseignements qui ne permettent pas de douter que sa demande ne doive être rejetée soit pour la décoration spéciale soit pour celle de la Légion d’honneur. Le fait par lequel M. Ducancel réclame cette dernière décoration est attesté ; mais on doit penser que la démarche qu’il a faite, le 2 août 1830, n’a pas eu, dans son résultat, l’importance qu’il lui attribue. Depuis la conduite de M. Ducancel, qui n’avait jamais joui de beaucoup de considération, a dû lui mériter à juste titre, le mépris public. Maître de poste à Marseille, à la suite de mauvaises affaires qui ne pouvait être attribuée qu’à son inconduite, M. Ducancel s’est mis en déconfiture complète. Il a pris la fuite, pour se soustraire à ses créanciers et est remplacé depuis plusieurs mois. Depuis cette époque, il vient d’être condamné à un mois de prison, pour n’avoir pas fait abattre des chevaux de son écurie atteints de la morve. » Archives nationales F/1dIII/81, dossier Oise.