Duclos
Biographie
On peut lire dans le manuscrit de Victor Crochon le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet : « M. Duclos, marchand de soieries, après s’être battu en soldat, le mercredi et le jeudi, veut terminer sa courte et glorieuse campagne par un trait d’humanité. Il se mêle à un groupe qui, fatigué d’une résistance opiniâtre, s’efforçait d’enfoncer la porte d’une maison ; il y entre le premier, s’avance vers un officier, le touche légèrement sur l’épaule et s’écrie : “Vous êtes mon prisonnier !” Mais plus d’un combattant, après tant de sang répandu, après avoir vu tomber sous ses yeux un si grand nombre d’intrépides citoyens, croyait remplir un devoir en vengeant les défenseurs de la patrie, et n’était pas disposés à faire quartier aux vaincus ; aussi voulut-on d’abord lui disputer sa prise ; lui, qu’il n’était facile d’intimider, déclara avec énergie qu’il étendrait à ses pieds, d’un coup de fusil, quiconque maltraiterait son prisonnier ; sa fermeté imposa à des hommes, échauffés par le combat mais à qui, d’ailleurs, il suffisait d’un seul mot pour les rappeler à des sentiments d’humanité. » Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 529-530.