Duclos
Biographie
Le Constitutionnel du 18 août 1830 rapporta à son sujet : « Un ancien sous-officier du 55e régiment d’infanterie, nommé Duclos, arriva sur la place de Grève le mercredi, au moment où l’Hôtel de ville était assiégé par la troupe, et fit de son arme un usage fatal aux assaillants. De là, il courut à la porte Saint-Martin, où son courage et son habileté portèrent plus d’une fois la mort dans les rangs ennemis. Le jeudi, on le vit un des premiers dans la rue Saint-Honoré dans tous les lieux où le péril était imminent. Il se dirigea ensuite avec deux de ses camarades vers la maison de M. Laffitte, où plusieurs députés étaient réunis, et, placé seul à la porte extérieure, il sut y maintenir l’ordre. M. Poque, colonel de l’ancienne garde, lui ayant demandé un homme sûr pour l’envoyer au colonel du 53e régiment, Duclos s’offrit, fut accepté ; mais, ayant rencontré ce colonel, il revint sur ses pas et reprit son poste, qu’il ne quitta qu’après la reddition du 53e et quand le calme fut rétabli. Ces faits sont attestés par MM. Lamy, ancien avoué, rue de Bondi, n° 60 ; Chipier, rentier, rue Notre-Dame-de-Nazareth, n° 6 ; Boucton, rue Greneta, n° 16, et Robert du Fointuru. » Son nom est cité dans le manuscrit de Victor Crochon « parmi les noms qui se sont illustrés dans cette journée [28 juillet] en combattant avec tant d’intrépidité les troupes nombreuses réunies sur la place de Grève » Le Constitutionnel, 18 août 1830 ; Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 355.