Ducros, Jean-Baptiste, Luglyen
Biographie
Né vers 1798 à Montdidier (Somme). Ouvrier tanneur-corroyeur. Il s’illustra à la Grève, rue Saint-Honoré et à la caserne des Suisses de la rue de Babylone. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Ducros, Jean-Baptiste, Luglyen a pris les armes dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il s’est trouvé à la Grève, rue Saint-Honoré ainsi qu’à la caserne de Babylone, sous les ordres de M. Maës (voir Maës, Nicolas, Joseph). Par conséquent nous estimons que d’après le courage qu’il a montré pour la défense de nos droits attaqués, il est juste qu’il ait part aux récompenses nationales. » Signé, le 12 août 1831 : Abraham (voir Abraham, Pierre), « décoré de la croix de Juillet », qui ajoutait avoir vu Ducros à l’affaire de la rue Saint-Honoré ; Thomas « témoin oculaire de la caserne de Babylone, ancien légionnaire de 1815, et décoré de la médaille de 1830 » (c’est lequel ?) ; Demaill..., coiffeur, demeurant 126, rue Mouffetard ; Maës (voir plus haut), qui ajoutait certifier que Ducros s’était trouvé à l’attaque de la caserne de Babylone. Ducros demeurait 132, rue Mouffetard en 1831. Archives de la préfecture de police AA 386.