Dufour, François, Etienne

Biographie


Médecin, reçu le 3 septembre 1825 à la faculté de Paris. Avec le pharmacien Ducellier, Charles, Frédéric (voir ce nom), ils avaient fait afficher, dès le 27 juillet, un avis dans la rue et sur sa porte indiquant que secours et médicaments seraient délivrés gratis aux blessés. « Dans un moment si fertile en blessures, MM. Ducellier, pharmacien, rue Coquenard, n° 35, et Dufour (de Villefranche), docteur en médecine, tous deux membres du bureau de charité du IIe arrondissement, se font un devoir zélé de secourir gratuitement les malades, par leurs soins et les médicaments qui leur sont nécessaires. » Daudin, garde national, demeurant 11, rue des Martyrs, attira, le 16 août 1830, par la lettre suivante l’attention de la Commission des récompenses nationales sur Hermé et le docteur Dufour : « […] Le jeune Hermé, jeune pharmacien, […] n’écoutant que ses sentiments et la voix de l’humanité, avec un rare désintéressement, tous ses voisins comme moi le virent à compter du premier jour des événements établir gratuitement dans sa maison une ambulance, qu’il eut la précaution de faire connaître au peuple soldat par des placards multipliés sur les murs ; nous le vîmes aussi sous la direction du docteur Dufour, demeurant rue Coquenard, n° 54, dont le dévouement est au-dessus d’éloges prodiguant des soins empressés aux blessés qui lui ont été amenés en grand nombre ; enfin, l’ambulance établie par le sieur Hermé se changea bientôt sous nos yeux en une maison de santé puisqu’il garda chez lui jusqu’à ces jours derniers et après guérison un individu des environs de Paris, lequel après les premiers soins et pansements aurait pu être transporté dans les hôpitaux. Le sieur Hermé, aujourd’hui encore, se présente, comme le docteur Dufour, chez les blessés domiciliés, leur porte tout ce qui leur est nécessaire et ne cesse de leur donner des soins. » Il soigna, entre autres, Simon, Marguerite, d’un coup de feu reçu à la face. Il délivra un certificat à Catelin, Etienne, Adolphe pour attester que ce dernier s’était « dévoué de tout cœur à la cause sacrée dans les trois mémorables journées et que durant ce laps de temps il a gagné une maladie qui a donné beaucoup d’inquiétude ». Il signa, le 25 septembre 1830, le certificat suivant pour attester les blessures et le décès de Turlure, Pierre, Henry : « Je crois ne pouvoir donner de meilleur certificat pour le malheureux et infortuné Henry Turlure, mort le 25 septembre et inhumé le 27 avec la pompe digne de son courage qu’en citant le rapport de M. Sensier, commissaire pour le (ancien) IIe arrondissement. “Turlure, Pierre, Henry, âgé de vingt-huit ans, rue Coquenard n° 54. Il a reçu une blessure affreuse et grave le 29 juillet, rue de Richelieu près le Palais-Royal ; une balle lui a traversé la verge, emporté le testicule droit et lui a cassé la cuisse, en séparant une sorte d’esquille d’os. Il a été soigné par le docteur Dufour.” La citation que je viens de faire ne peint que faiblement la situation de feu Turlure. On ne peut se faire idée de tout le mal que nous avons eu auprès de lui pendant deux mois. En foi de quoi ai délivré le présent pour aider de tous mes moyens les secours qu’on voudra bien accorder à la pauvre mère du défunt. » Signé ; Dufour (de Villefranche), docteur médecin, commissaire au bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement. De la même manière, il comparut, le 17 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Turlure, Pierre, Henry et « savoir qu’il a été mutilé, les parties enlevées, la cuisse brisée rue de Richelieu dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque et qu’il est décédé le 25 septembre dernier par suite des blessures qu’il avait reçues le 29 juillet 1830 sur les 2 heures de relevée ». Il signa un certificat pour attester la blessure qu’avait reçue Floquet, Nicolas. Il signa, le 23 août 1830, le certificat suivant en faveur de Pauchon, François, Alexandre : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin et commissaire du bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, demeurant rue Coquenard n° 54, certifie avoir donné mes soins au sieur François, Alexandre Pochon, porté à l’ambulance de la rue des Martyrs n° 11, maison de M. Hermé, pharmacien, qui a fourni les médicaments gratis. La blessure produite par un coup de baïonnette, qui avait placé l’œil droit presque hors de l’orbite, par la forte inflammation survenue aux positions environnantes, a nécessité deux saignées, vingt-cinq sangsues et une diète rigoureuse de dix jours. En ce moment le nerf optique est paralysé, de sorte que si Pochon recouvre la vue de cet œil, ce ne sera qu’au bout d’un temps encore très long et par les soins assidus que je ne cesserai de lui donner. » Il signa, sous le nom de Dufour de Villefranche, médecin, médecin et commissaire au bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, le 17 août 1830, le certificat suivant en faveur de Flizet, Jean, Louis, Alphonse : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin et commissaire du bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, demeurant rue Coquenard n° 54, certifie que le nommé Alphonse, Louis, Flizet, âgé de douze ans, a été blessé le 28 à la porte Saint-Denis par une balle qui a traversé le genou droit, au point de nécessiter plusieurs opérations, sans même beaucoup de chances de succès pour la vie et avec certitude d’infirmité incurable. La mère Flizet âgée de cinquante-deux ans, veuve et chargée de quatre enfants en bas âge, a perdu probablement son fils aîné, Dominique Flizet, âgé de seize ans et demi, dont on n’a pu avoir de nouvelles depuis le 29 juillet. Les adieux qu’il avait faits à sa mère en partant prouvent qu’il a dû vaincre ou mourir. Un troisième enfant, âgé de treize ans, Jean, Hippolyte, Adolphe, est revenu glorieux du combat. » Il signa, de la même manière, sous le nom de Dufour, de Villefranche, médecin, médecin et commissaire au bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, le 25 août 1830, le certificat suivant en faveur de Boissin, Simon : « Nous, soussignés, habitants de Paris, déclarons et certifions connaître particulièrement le sieur Boissin, Simon […] lequel dans les trois journées du 27, 28 et 29 juillet 1830, a donné des preuves de son courage, de son dévouement pour la liberté nationale, ayant combattu sur divers points, avec un zèle et une activité qui sont au-dessus de son âge. Désirant que la présente déclaration puisse lui attirer toute la bienveillance des autorités et pour qu’il puisse concourir aux récompenses nationales qui peuvent être décernées aux personnes qui s’en sont rendu dignes. » Il signa, le 9 août 1830, comme médecin et commissaire au bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, le certificat suivant en faveur de Broust, François, Joseph : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin et commissaire au bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, demeurant rue Coquenard n° 54, certifie avoir donné mes premiers soins le 28 juillet 1830 au matin au sieur François, Joseph Broust, décédé le même jour dans son domicile rue des Martyrs n° 3, à la suite d’une plaie pénétrante du bas-ventre, produite par une balle qu’il avait reçue à la prise de la barrière des Martyrs. […] Je dois ajouter que la veuve perd son unique appui et qu’elle n’est pas heureuse. » Il signa, le 9 juillet 1831, un certificat en faveur de Catelin, Henry, Louis, afin de certifier les blessures que ce dernier avait reçues, quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il signa, le 16 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Prévost, Louis, Pierre quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Il est à ma connaissance que M. Louis, Pierre Prévost est sorti les 27, 28 et 29 juillet 1830 avec des armes, pour aller grossir le nombre des combattants et que son établissement de débitant d’eau-de-vie a été fermé plusieurs jours. » Dufour demeurait 54, rue Coquenard en 1830-1838 ; (peut-être 46, rue Coquenard en 1848 si c’est lui dont Prevot, Louis, Alexandre, in Archives de la préfecture de police AA 409, se propose d’obtenir un certificat médical) ; 46, rue Lamartine en 1854. Le Constitutionnel, 31 juillet 1830 ; La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 4 août 1830 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, liste des personnes qui ont prodigué leurs soins aux blessés p. 117 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Catelin, Etienne, Adolphe ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Sambard, Jean, Robert ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusquau 31 mai 1833, idem pièce 3164 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1838, idem pièce 3173 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1854 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Ducellier, Charles, Frédéric, idem in dossier Hermé, François, Aglaé ; Archives de Paris VK3 44 in dossier Floquet, Nicolas ; Archives de Paris VK3 46 (couverture du dossier Jean, François) ; Archives nationales F/1dIII/47 in dossier Broust, François, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Flizet, Jean, Louis, Alphonse ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pauchon, François, Alexandre ; Archives nationales F/1dIII/76 in dossier Simon, Marguerite ; Archives nationales F/1dIII/77 in dossier Turlure, Pierre, Henry ; Archives nationales F/9/1155 dossier Cazaux ; Archives de la préfecture de police AA 373 in dossier Boissin, Simon ; Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Catelin, Henry, Louis ; Archives de la préfecture de police AA 409 in dossier Prévost, Louis, Pierre, idem in dossier Prevot, Louis, Alexandre.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.